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Conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre

11e législature

Question écrite n° 25784 de M. Serge Mathieu (Rhône - RI)

publiée dans le JO Sénat du 08/06/2000 - page 2025

M. Serge Mathieu appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les préoccupations des professeurs de biologie et géologie de l'enseignement public, qui soulignent la grave contradiction, au niveau des collèges, entre les objectifs annoncés par les programmes et les conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre (SVT), très préjudiciables aux élèves. Dans le cadre d'un programme présentant des propositions précises pour l'avenir de la jeunesse et notamment l'amélioration des conditions qui permettront de la mieux préparer à la fonction de citoyens responsables, il souligne notamment la proposition essentielle tendant à ce que l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre, au collège, soit effectivement de deux heures dont une heure trente de travaux pratiques en groupe restreint, inférieur à dix-huit élèves. Il lui demande de lui préciser la suite qu'il envisage de réserver à ces propositions.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3674

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.