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Conditions de l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre dans les collèges

11e législature

Question écrite n° 25794 de M. Gérard Cornu (Eure-et-Loir - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 08/06/2000 - page 2026

M. Gérard Cornu appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions de l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre dans les collèges. Les programmes officiels ont été construits autour de travaux pratiques à réaliser en groupes d'élèves d'un effectif inférieur à dix-huit et permettant aux adolescents de participer de façon active à l'apprentissage d'une matière fondamentale. Seulement 10 % des élèves ont la possibilité au cours des quatre années de collège de suivre cet enseignement en groupe restreint malgré les constatations de la réussite d'une telle pédagogie. En conséquence, il lui demande de bien vouloir tout mettre en oeuvre pour que l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre soit effectivement de deux heures hebdomadaires, dont une heure trente de travaux pratiques en groupes inférieurs à dix-huit élèves dans tous les collèges.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3675

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.