Allez au contenu, Allez à la navigation

Conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre

11e législature

Question écrite n° 25845 de M. André Jourdain (Jura - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 08/06/2000 - page 2026

M. André Jourdain appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions déplorables de l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre. En effet, alors que les programmes sont axés sur une acquisition de connaissances au moyen de travaux pratiques, plus de 90 % des classes de collège n'ont pas de groupes restreints inférieurs à dix-huit élèves. Les enseignants se trouvent par conséquent devant des classes entières, et totalement hétérogènes. Cet état de fait est d'autant plus regrettable que l'apprentissage des savoirs fondamentaux ne peut se faire que par une participation active des élèves lors de l'enseignement de ces matières. En conséquence, il lui demande de lui indiquer les dispositions qu'il entend prendre afin que l'enseignement des sciences de la vie et de la terre puisse comprendre 1 h 30 de travaux pratiques, effectués en groupes restreints de dix-huit élèves.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3675

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.