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Conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre au collège

11e législature

Question écrite n° 26588 de M. Fernand Demilly (Somme - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 06/07/2000 - page 2349

M. Fernand Demilly attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre au collège. Une grave contradiction, préjudiciable à l'élève, est constatée entre les objectifs annoncés par les programmes officiels et les conditions d'enseignement de cette matière. Les programmes actuels sont construits autour de travaux pratiques durant lesquels les élèves doivent participer de façon active à l'acquisition de leurs savoirs et savoir-faire. Or, plus de 90 % des classes ne travaillent pas en groupes restreints inférieurs à 18 élèves sur les 4 années passées au collège, alors que l'approche expérimentale en groupes restreints présente de nombreux atouts. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles mesures il envisage de prendre afin que l'enseignement des sciences de la vie et de la terre soient effectivement de 2 heures dont 1 heure 30 de travaux pratiques en groupes inférieurs à 18 élèves.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3677

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.