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Jouets toxiques

13e législature

Question écrite n° 22255 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/2012 - page 325

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les substances utilisées dans les jouets pour enfants. En effet, les enfants sont quotidiennement exposés à diverses substances chimiques dangereuses par le biais d'objets en apparence inoffensifs. Récemment, nous apprenions que la mythique Sophie la girafe, que l'on retrouve bien souvent dans la bouche des moins de trois ans, contient des dérivés pétroliers (HAP) ainsi que des substances susceptibles d'être transformées en nitrosamines, des dérivés formés à partir des nitrates, classés cancérogènes probables ou possibles selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les phtalates, ces assouplissants de plastiques qui composent beaucoup de jouets en PVC, sont des perturbateurs endocriniens. Ils peuvent provoquer chez les enfants une puberté précoce, qui affectera ces derniers tout au long de leur scolarité. Les retardateurs de flamme bromés, qui permettent de rendre les peluches non inflammables, sont également des polluants organiques persistants (POP) suspectés, entre autres, de faire baisser le quotient intellectuel. On a constaté également la dangerosité des tapis en mousse pour les très jeunes enfants (tapis-puzzles). Les jeux électriques et électroniques émettent quant à eux une autre forme de pollution qui affecte les enfants, moins visible, plus pernicieuse. Il s'agit des champs électromagnétiques (CEM). Il apparaît essentiel de se pencher sur les risques sanitaires que représentent ces ondes sur la santé des enfants. Il conviendrait d'appliquer le principe de précaution et d'autoriser dans les jouets uniquement des substances dont les propriétés non dangereuses pour la santé ont été démontrées. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il envisage de prendre des mesures urgentes pour la sécurité de nos enfants.

Transmise au Ministère de l'économie et des finances



La question est caduque