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Usage par les enfants et adolescents de baladeurs numériques sur la voie publique

14e législature

Question écrite n° 01251 de Mme Marie-Annick Duchêne (Yvelines - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 02/08/2012 - page 1756

Mme Marie-Annick Duchêne appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les effets de l'utilisation, par les enfants et les adolescents, de baladeurs numériques qui peuvent représenter un risque pour les personnes et un facteur contributif d'accidents.
L'utilisation des baladeurs numériques sous forme diverses (iPod, téléphones portables, MP3) est devenue très courante chez les enfants et les adolescents. Lors de leurs déplacements sur la voie publique, le port d'un casque audio ou de tout appareil similaire constitue un risque de distraction qui isole l'enfant de son environnement extérieur, engendrant une perte d'attention visuelle et auditive qui est accidentogène.
Même si l'on manque encore de données suffisamment solides pour objectiver un lien évident entre l'écoute du baladeur et la survenue d'accidents, le principe de précaution oblige à sensibiliser les jeunes avant que cela ne devienne un véritable souci de sécurité publique.
En conséquence, elle lui demande les mesures que le Gouvernement pourrait prendre, dans un souci préventif, pour engager une campagne de sensibilisation auprès des enfants et des adolescents dans le cadre scolaire et avec le concours des instances enseignantes, pour les mettre en garde contre les effets de l'excès d'utilisation de ces appareils d'écoute lors de leurs déplacements et leur recommander de bonnes habitudes pour éviter les risques d'accidents sur la voie publique.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 17/01/2013 - page 188

Le ministère de l'éducation nationale prend une part active dans la prévention du risque routier des jeunes puisque l'article L. 312-13 du code de l'éducation prescrit dans les enseignements de l'école et du collège une éducation à la sécurité routière. Le système éducatif français a fait le choix d'une approche globale de l'éducation à la sécurité, prise en compte de manière transversale et interdisciplinaire, dans le cadre des horaires et des programmes scolaires. C'est pourquoi l'appropriation progressive des règles de la vie collective, une éducation à la sécurité et l'obtention de l'attestation scolaire de sécurité routière font partie du socle commun de connaissances et de compétences. Les baladeurs numériques et les téléphones portables sont considérés en sécurité routière comme des « distracteurs ». C'est pourquoi il a été intégré cette dimension dans la préparation aux attestations de sécurité routière (ASSR). En effet, la base des questions des ASSR comprend dix questions sur l'usage des baladeurs et neuf questions sur les téléphones portables. Chacune de ces questions peut être étudiée par les élèves en classe ou à la maison à l'aide de la plateforme nationale de préparation aux ASSR. Les corrections des épreuves proposées aux enseignants présentent un commentaire détaillé qui explique les risques. Pour faciliter la prise en charge de cette éducation, les enseignants et les personnels d'éducation ont à leur disposition des outils et des ressources en ligne sur le site pédagogique « Eduscol ». Le site national Eduscol explique les risques liés aux baladeurs dans le cadre de la présentation de l'usager « piéton ». Les risques de l'utilisation du téléphone sont mis en valeur dans les ressources pédagogiques réalisées par les partenaires associatifs du ministère ou dans le cadre de ressources produites par les élèves eux mêmes à l'issue d'actions en établissement (film « 16 h01 » réalisé par des élèves présentant un accident lié à l'usage d'un téléphone). En outre, un guide pour l'école, le collège et le lycée, « Éduquer à la responsabilité face aux risques », prenant en compte le risque routier est mis à disposition des enseignants, des personnels d'éducation et de santé de l'éducation nationale. Ces personnels bénéficient de l'aide d'un réseau de correspondants académiques et départementaux « sécurité » qui contribue localement à la mise en œuvre effective de cette éducation à la sécurité routière en milieu scolaire.