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Reconduction au premier semestre 2021 du dispositif d'aide exceptionnelle destiné aux Français de l'étranger

15e législature

Question écrite n° 19941 de Mme Évelyne Renaud-Garabedian (Français établis hors de France - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 14/01/2021 - page 141

Mme Évelyne Renaud-Garabedian attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les termes de la reconduction au premier semestre 2021 du dispositif d'aide exceptionnelle destiné aux Français de l'étranger. Si la prolongation de cette aide est une bonne nouvelle pour les Français résidant à l'étranger, les modalités de sa mise en œuvre posent question. En premier lieu, certains sites internet de consulats ne font pas mention de cette prorogation pour six mois. Par ailleurs, dans le cas de ceux en faisant mention, les pièces justificatives requises pour le renouvellement mensuel, ainsi que leur périodicité divergent selon les consulats. Ainsi, certains postes exigent une lettre explicative pour chaque demande de renouvellement et un relevé bancaire du mois précédent, tandis que d'autres demandent une attestation sur l'honneur certifiant que la situation du demandeur n'a pas changé et la transmission d'un relevé bancaire tous les trois mois. Elle souhaiterait savoir si des consignes ont été transmises aux postes consulaires afin qu'ils fassent apparaître clairement sur leur site internet la possibilité de renouveler le secours occasionnel spécifique et lui demande une uniformisation de la procédure.



Réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 01/04/2021 - page 2204

Le secours occasionnel de solidarité (SOS) est une aide sociale provisoire, reconductible en 2021 sur une période de six mois, attribuée tous les mois aux Français résidant à l'étranger, sous condition de plusieurs critères. La campagne 2021 des SOS remet l'accent sur le critère de précarité, cumulé avec celui de perte ou diminution de revenus. Ainsi, une personne qui aurait subi une perte de revenu substantielle, mais dont la situation financière reste confortable, n'est pas éligible à ce dispositif. Le seuil de précarité varie d'un pays à l'autre et les consulats ont été appelés à le définir eux-mêmes en fonction du contexte local. Pour échapper à l'arbitraire d'un cadre rigide et centralisé, les consulats ont été autorisés à se doter d'outils techniques élaborés par leurs soins. Plusieurs ont ainsi opté pour la définition d'un plafond, tout en continuant à examiner les situations au cas par cas et se laissant suffisamment de souplesse pour répondre à des besoins particuliers. De même, une grande latitude a été laissée aux postes quant au choix des justificatifs à présenter pour permettre une adaptation à la situation locale. Si la majorité des postes exige la présentation d'au moins deux relevés bancaires, à même d'attester la perte de revenus, d'autres justificatifs peuvent être demandés en fonction des habitudes administratives du pays ou de la situation du demandeur (attestation de perte d'emploi affectant le demandeur ou son conjoint, attestation de suspension de versement de salaires, etc.). La situation des demandeurs continue d'être examinée avec bienveillance. Le SOS peut ainsi être attribué à un demandeur n'ayant pas lui-même subi de perte de revenus (par exemple, un allocataire bénéficiant d'une aide, constante par définition, du consulat), mais dont le conjoint a perdu son emploi, situation affectant fortement le budget du foyer. De même, le principe de rétroactivité peut être appliqué aux demandes complétées tardivement lorsque le retard dans la transmission des justificatifs est dû à des problèmes techniques et non à la négligence du demandeur. Une demande présentée en janvier, mais qui n'a pu être validée qu'en février parce que l'employeur du demandeur n'est pas parvenu à établir l'attestation de perte d'emploi à temps, sera ainsi validée à la réception de la pièce manquante, avec effet rétroactif au mois du dépôt de demande. Des consignes claires et précises ont été transmises aux consulats laissant à ces derniers le soin de les affiner en fonction du contexte local. Bien entendu, aucune instruction n'a été donnée de limiter le nombre d'aides attribuées. Un recours gracieux auprès de nos services en poste ou en administration centrale, ainsi qu'un recours contentieux devant le tribunal administratif sont possibles.