Question de M. CARDON Rémi (Somme - SER) publiée le 10/10/2024
M. Rémi Cardon attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie , sur la chute du marché des pompes à chaleur.
La France avait, par la voix du Président de la République, exprimé fin 2023 une grande ambition dans le déploiement des pompes à chaleur. Il était alors question de tripler ce marché et de décupler les capacités de production en France.
Cette industrialisation vertueuse semblait pouvoir combiner développement économique et transition écologique de notre pays. Pour de multiples raisons, le marché des pompes à chaleur est sur une tendance de chute de près de 50 % en 2024. Dans ce contexte des entreprises suspendent leur projet d'agrandissement et d'autres comme WATTS annoncent et justifient leur fermeture par cette tendance baissière de l'activité. Il lui demande, dans le contexte budgétaire actuel, si et comment il compte redynamiser le marché de cette filière d'avenir.
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Transmise au Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature publiée le 20/08/2026
La dynamique d'installation de pompes à chaleur (PAC) reste aujourd'hui trop faible. Seules 180 000 PAC air-eau ont été installées en 2024, contre près de 350 000 en 2022 au moment de la précédente crise énergétique. Le coût d'investissement initial demeure significatif malgré les aides à l'acquisition et les économies d'énergie réalisées, et certains ménages peuvent craindre la fraude, la malfaçon ou une installation bâclée. Afin de relancer cette dynamique, l'État souhaite faire émerger dans le cadre du plan d'électrification une offre commerciale sécurisante pour l'installation de PAC. Cette offre, qui intégrera l'installation, la maintenance, le financement de la PAC ainsi qu'éventuellement la fourniture d'électricité, sera payée sous forme de mensualités sur une durée de l'ordre de 3 ans, et s'appuiera sur les aides existantes. L'objectif est que le coût mensuel soit plus faible que les factures d'énergie précédentes. Ce dispositif évite de devoir avancer le coût d'investissement. Elle visera tous les ménages modestes disposant d'un chauffage carboné et souhaitant en sortir. Le ménage sera ainsi protégé des variations des cours du fioul ou du gaz, et fera des économies significatives une fois le remboursement de l'investissement terminé. Cette offre a également vocation à crédibiliser la filière et à faire avancer leur montée qualitative. L'ensemble des services de l'Etat concernés sont mobilisés à cet effet.
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