Question de Mme LAVARDE Christine (Hauts-de-Seine - Les Républicains) publiée le 02/07/2026
Question posée en séance publique le 01/07/2026
M. le président. La parole est à Mme Christine Lavarde, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Christine Lavarde. Madame la ministre, la semaine dernière, dans cet hémicycle, vous avez évoqué un « mur d'investissements » pour l'adaptation au changement climatique.
Je ne vous demanderai pas le plan de montage de votre action, mais je vous interrogerai sur le plan de financement.
Pouvez-vous nous donner la ventilation des 1,7 milliard d'euros que votre ministère aurait mobilisé l'année dernière ? Pouvez-vous nous dire où nous pouvons trouver la liste des 6 000 écoles dont la renaturation et la climatisation passive auraient été cofinancées par l'État ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
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Réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature publiée le 02/07/2026
Réponse apportée en séance publique le 01/07/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. (Exclamations ironiques sur les travées des groupes Les Républicains et UC.)
Mme Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. Madame la sénatrice, nous n'avons pas attendu pour agir. (Ah ! sur les travées des groupes Les Républicains et UC.)
Comme l'a dit le Premier ministre, il faut avancer sur deux jambes : d'un côté, réduire inlassablement nos émissions ; de l'autre, nous adapter. C'est le sens du plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc). Nous en sommes déjà à la troisième version, preuve que nous agissons depuis un certain nombre d'années.
Mon prédécesseur Christophe Béchu avait présenté la trajectoire climatique que nous venons d'adopter. Celle-ci nous oblige, à partir de maintenant, à calculer nos investissements publics en nous fondant sur l'hypothèse que nous pourrions connaître un réchauffement de 4 degrés à l'horizon 2100. Cela s'appliquera à tous les équipements publics. (La liste ? sur les travées du groupe Les Républicains.)
Les chiffres que j'ai donnés existent. (Exclamations amusées sur les travées des groupes Les Républicains et UC.)
Le fonds Barnier est doté de 300 millions d'euros. Les agences de bassin consacrent pratiquement 1 milliard d'euros à l'adaptation au changement climatique de la ressource en eau. Au sein du fonds vert, 415 millions d'euros sont fléchés, cette année, sur cette thématique. Si vous faites le calcul, vous arrivez bien à 1,5 milliard d'euros.
Je n'ai pas mentionné d'autres dépenses que nous engageons et qui participent au financement de l'adaptation. Je pense notamment au fonds chaleur de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), doté de 800 millions d'euros, qui finance des systèmes de production de chaud comme de froid dans différentes villes et sur les lieux de travail.
Ainsi, comme vous pouvez le constater, des financements existent. En réalité, nous consacrons près de 3 milliards d'euros en 2026 à l'adaptation. Il ne s'agit là que de nos dépenses directes.
M. le président. Veuillez conclure.
Mme Monique Barbut, ministre. Lorsque j'ai parlé d'un « mur d'investissements », je voulais dire qu'il serait nécessaire de dépenser encore davantage pour adapter notre cadre de vie : les transports, les villes, l'agriculture, etc.
M. le président. La parole est à Mme Christine Lavarde, pour la réplique.
Mme Christine Lavarde. Madame la ministre, vous avez essayé de noyer le poisson, mais les données que je vous demandais existent.
Les données du fonds vert sont accessibles. Elles sont publiées en open data par votre ministère. Je les ai regardées ce week-end et j'y ai trouvé moins de 1 400 écoles aidées en 2024 et en 2025. Vous pourrez faire l'exercice : cela ne demande que quelques clics !
En ce qui concerne la restauration des bâtiments, un peu moins de 300 millions d'euros ont été dépensés en 2024, et encore, bien souvent, il s'agit non pas de travaux d'adaptation, mais de simples changements de mode de chauffage. En 2025, 72 millions d'euros uniquement ont été dépensés.
Aujourd'hui, les citoyens n'ont pas confiance dans les politiques. Ce n'est pas en brandissant des chiffres ici, fût-ce pour faire plaisir au Président de la République, qui, en septembre 2023, avait annoncé 40 000 écoles rénovées en dix ans et 500 millions d'euros de plus sur le fonds vert en 2024, que vous redonnerez confiance aux Français. (Bravo ! et applaudissements sur les travées des groupes Les Républicains, UC et INDEP. - M. Alexandre Ouizille, ainsi que Mmes Marie-Claude Varaillas et Cathy Apourceau-Poly, applaudissent également.)
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