Question de M. ROS David (Essonne - SER) publiée le 30/07/2026

M. David Ros attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale quant au bilan de l'épreuve anticipée de mathématiques des baccalauréats général et technologique, instaurée par le décret n° 2025-513 du 10 juin 2025 et dont la première session s'est tenue en juin 2026.
Cette épreuve nouvelle, passée par plus de 500 000 élèves de première, constitue une transformation notable de l'organisation du baccalauréat, qui mérite subséquemment une évaluation spécifique.
À cet égard, il souhaite connaître les premiers enseignements tirés de cette expérimentation, notamment au regard du choix du calendrier retenu pour cette nouvelle épreuve anticipée et de ses conséquences sur l'organisation de la fin de l'année scolaire en classe de première et du lien avec les choix de spécialité, effectués avant ladite épreuve.
Il lui demande en particulier, si un bilan de cette première session sera rendu public, selon quels critères cette évaluation fut ou sera conduite et si des pistes d'évolution ou d'adaptation pourraient être envisagées à l'issue de cette analyse.
Il souhaite, par ailleurs, l'interroger quant à l'opportunité d'une mise en cohérence des modalités des épreuves nationales de mathématiques, s'agissant en particulier de l'usage de la calculatrice. La note de service du 10 juin 2025 en interdit l'usage sur l'intégralité de l'épreuve anticipée, alors même que celle-ci comporte une partie consacrée aux automatismes de calcul et une partie consacrée au raisonnement et à la résolution de problèmes. Cette interdiction totale contraste avec les choix retenus par le ministère pour les autres examens nationaux de mathématiques : l'épreuve du diplôme national du brevet, dont l'architecture en deux parties est identique, autorise la calculatrice sur la partie de raisonnement, de même que l'épreuve de spécialité de la classe de terminale. Il en résulte que, sur l'ensemble du parcours de l'élève, seule l'épreuve intermédiaire de première prohibe l'outil. Cette singularité est en outre sans équivalent parmi les grands systèmes éducatifs internationaux comparables, qui admettent la calculatrice à leur examen national de fin d'études secondaires, et plusieurs organisations représentatives des professeurs de mathématiques ont fait part de leurs réserves sur son absence à la partie de raisonnement, qui pourrait constituer un frein inutile pour de nombreux élèves, perturbés par ce contre-pied pédagogique le jour de l'épreuve.
Il demande donc, dans la logique de renforcement de l'enseignement des mathématiques poursuivie par le ministère, si les enseignements tirés de cette première session sont de nature à conduire le Gouvernement à faire évoluer les modalités de cette épreuve afin d'autoriser l'usage de la calculatrice sur la seule partie consacrée au raisonnement, dans un souci de cohérence avec le brevet, avec l'épreuve de terminale et avec les standards internationaux.
Il lui demande également de bien vouloir confirmer que cette interdiction, si elle était confirmée à l'avenir, ne porterait que sur les conditions de passation de l'épreuve, et que l'usage pédagogique de la calculatrice en classe demeurerait en revanche pleinement légitime et encouragé dès les classes de collège et tout au long du parcours au lycée.
Enfin, il souhaiterait savoir si cette épreuve de mathématiques anticipée est une première étape à une réforme plus globale de l'enseignement dans le secondaire, et plus particulièrement au lycée, pour renforcer l'enseignement en mathématiques.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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