Question de M. DOSSUS Thomas (Rhône - GEST) publiée le 30/07/2026
M. Thomas Dossus appelle l'attention de M. le ministre des transports sur la dégradation à vitesse rapide de la ligne de train Lyon - Paray-le-Monial. Cette ligne de train qui traverse les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté ne cesse de se dégrader depuis une trentaine d'années et la suppression de la deuxième voie sur une longueur de 90 km. Malgré les 44 millions d'euros investis avec les contrats de plan État-région en 2017, permettant de stopper l'hémorragie, les élus et habitants observent depuis 2022 une détérioration nette de la ligne. Les retards et annulations s'accumulent et aujourd'hui la ligne est la deuxième pire ligne ferroviaire du pays en termes de ponctualité avec 25 % de trains en retard ou annulés. Cela a empiré notamment avec la fermeture du poste d'aiguilleur de Lamure-sur-Azergues en novembre 2023. Pour le premier anniversaire de cette fermeture, fin 2024, 40 maires et 15 parlementaires s'étaient mobilisés pour demander la réinstallation de l'aiguilleur. Enfin, le 18 mai 2026, à la suite de la dégradation continue de la ligne, car non entretenue, et pour des raisons de sécurité, SNCF Réseau a décidé de diminuer encore le nombre d'allers-retours sur la ligne. De 4, il n'y a aujourd'hui plus que 2 allers-retours par jour. Malgré cette dégradation du service, il y a toujours aujourd'hui 500 passagers par jour sur cette ligne qui reste donc un axe majeur et indispensable pour le développement économique des quatre communautés de communes concernées et des zones dites rurales, pour lesquelles l'État dit vouloir se mobiliser. Au-delà de l'économie locale, ce sont aussi des enjeux climatiques et de santé : avec un service qui se dégrade, les habitants reprennent leurs voitures pour aller dans l'agglomération lyonnaise (principale destination), contribuant aux pollutions et congestions diverses. Les régions et l'État doivent urgemment agir pour cette ligne. Les élus locaux sont en lien avec les régions. L'État doit aussi faire sa part, et rapidement. Nous savons qu'un rapport de l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) est attendu à la rentrée 2026, permettant d'éclairer l'avenir de ces lignes et de proposer différents scénarios de régénération. La solution, c'est le train. Les habitants, acteurs économiques et élus locaux réclament des solutions rapides et fiables. Ils réclament le minimum : une ligne à la hauteur des besoins. C'est une question d'égalité territoriale et de coopération entre la métropole de Lyon et le Rhône. Il souhaite ainsi savoir comment le Gouvernement va procéder, quelques soient les conclusions du rapport de l'IGEDD, pour améliorer substantiellement la qualité de la ligne, avec déjà, à court terme, la réouverture du poste d'aiguilleur à Lamure-sur-Azergues et la création d'un croisement à Chauffaille.
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En attente de réponse du Ministère des transports.
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