Question de Mme BONFANTI-DOSSAT Christine (Lot-et-Garonne - Les Républicains) publiée le 02/07/2026
Question posée en séance publique le 01/07/2026
M. le président. La parole est à Mme Christine Bonfanti-Dossat, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Christine Bonfanti-Dossat. Ma question s'adresse à M. le Premier ministre. J'y associe mon collègue Michel Masset.
Monsieur le Premier ministre, il y a un an, presque jour pour jour, le journaliste sportif Christophe Gleizes était incarcéré en Algérie. Voilà un an qu'il est privé de liberté dans les geôles algériennes, dans des conditions qui suscitent de vives inquiétudes. Cette situation émeut particulièrement le département du Lot-et-Garonne, Christophe Gleizes étant né à Agen. Il est d'ailleurs devenu citoyen d'honneur de la ville récemment. Vous comprendrez que nous vivons ce premier anniversaire d'une manière douloureuse et que nous attendons aujourd'hui des actes.
À l'heure où la Coupe du monde de football réunit de nombreux supporters passionnés par ce sport, il est inconcevable qu'un journaliste sportif puisse être privé de liberté pour avoir fait son travail, et seulement son travail. Les sénateurs du Lot-et-Garonne vous demandent donc, monsieur le Premier ministre, où en est aujourd'hui le dossier.
Il y a quelques jours, la presse a évoqué « d'éventuelles discussions diplomatiques dans lesquelles la remise en liberté d'un agent consulaire algérien pourrait être au coeur des négociations ». Sans divulguer ce qui relève naturellement du secret diplomatique, pouvez-vous nous dire aujourd'hui si tous les leviers ont été mobilisés pour assurer la libération de notre compatriote ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe RDSE.)
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Réponse du Ministère délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité publiée le 02/07/2026
Réponse apportée en séance publique le 01/07/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
M. Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Madame la sénatrice Bonfanti-Dossat, j'aurais pu reprendre les mêmes termes que vous pour parler de Christophe Gleizes. Sa situation nous émeut toutes et tous, mais je comprends qu'elle émeuve plus particulièrement vos concitoyens du Lot-et-Garonne.
Je veux vous dire ici que le Président de la République, le Premier ministre, le Gouvernement, et plus particulièrement les services du Quai d'Orsay et du ministère de l'intérieur, continuent à être totalement mobilisés pour obtenir la libération de Christophe Gleizes.
Vous l'avez souligné à juste titre, il s'agit d'un grand journaliste sportif. Il a d'ailleurs été accrédité, je le dis au passage, par la Fédération internationale de football association (Fifa), pour pouvoir suivre officiellement la Coupe du monde depuis sa cellule. (M. Rachid Temal ironise.) Avec ce coup de projecteur, c'est une forme d'hommage qui lui est rendue.
Tout le monde se mobilise. Le Gouvernement a pris de multiples contacts diplomatiques. Vous l'avez dit vous-même, nous ne pouvons entrer dans le détail. Je tiens néanmoins à vous dire que le travail se poursuit intensément et qu'il s'inscrit dans une démarche de reprise de contact progressive avec les autorités algériennes. Différentes visites ont d'ailleurs eu lieu à cet effet. Je note en particulier la visite du ministre algérien de l'intérieur à Paris, les 1er et 2 juin derniers.
Il y a une volonté commune d'essayer de rapprocher les points de vue dans une situation que vous connaissez bien. Je vous assure toutefois, et je le dis très solennellement au nom du Premier ministre et du Gouvernement, que nous continuons d'être totalement mobilisés pour obtenir la libération de Christophe Gleizes, comme ce fut le cas pour Boualem Sansal.
M. le président. La parole est à Mme Christine Bonfanti-Dossat, pour la réplique.
Mme Christine Bonfanti-Dossat. Monsieur le ministre, pour la famille, notamment pour sa grand-mère, qui a 102 ans et qui craint de fermer les yeux sans avoir revu son petit-fils, pour tous ses collègues, pour tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse et à la sécurité de nos concitoyens à l'étranger, je vous remercie.
Au-delà des mots, il nous faut des résultats, et ces résultats tardent à venir. C'est le voeu du Lot-et-Garonne ; c'est aussi celui de tous les Français qui sont viscéralement attachés à nos valeurs. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. - Mme Évelyne Perrot applaudit également.)
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