Question de Mme BRIANTE GUILLEMONT Sophie (Français établis hors de France - RDSE) publiée le 06/08/2026

Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la fin des fonctions d'ambassadrice, secrétaire générale de la Conférence mondiale de l'Organisation des Nations unies sur les femmes, prononcée par décret du 19 janvier 2026, et sur l'absence apparente de nomination d'une successeure.
Apparus dans les années 1990, les ambassadeurs thématiques sont chargés de fonctions transversales dans un domaine de l'action internationale. Après un premier contrôle en 2013, la Cour des comptes a publié, en mai 2025, un nouveau rapport reconnaissant leur valeur ajoutée, tout en appelant à mieux encadrer la création de ces postes, leur nomination, leurs moyens et leur redevabilité. Elle recommande notamment de préciser les critères justifiant le recours à un ambassadeur thématique, de systématiser les lettres de mission et la production de rapports d'activité et de fin de mission, ainsi que de transmettre au Parlement les budgets qui leur sont alloués.
La disparition du poste spécifiquement consacré aux droits des femmes interroge toutefois, alors que la France a lancé, le 7 mars 2025, sa stratégie internationale pour une diplomatie féministe 2025-2030, qui place les droits des femmes et des filles et l'égalité de genre au coeur de sa politique étrangère.
Le rapport de la Cour des comptes indiquait que l'ambassadrice pour les droits de l'homme conduirait désormais la diplomatie féministe en lien avec la secrétaire générale du Forum Génération Égalité. La cessation des fonctions de cette dernière soulève donc la question de l'organisation désormais retenue pour assurer le pilotage politique, la coordination interministérielle et la représentation internationale de la France dans ce domaine.
Elle lui demande en conséquence les motifs ayant conduit à ne pas maintenir un poste d'ambassadrice spécifiquement consacré aux droits des femmes, les modalités précises de reprise de ses missions, les moyens humains et budgétaires qui leur seront affectés et les garanties apportées au maintien de leur visibilité et de leur efficacité.
Elle lui demande également si cette réorganisation est liée aux conclusions du rapport de la Cour des comptes, qui ne préconisait pas la réduction du nombre d'ambassadeurs thématiques, quelles recommandations de ce rapport ont déjà été mises en oeuvre ou doivent l'être, et si d'autres suppressions ou regroupements de postes d'ambassadeurs thématiques sont envisagés.
Elle l'interroge, enfin, sur la portée de cette logique de regroupement. Dès lors que les droits des femmes sont rattachés à l'ambassadrice pour les droits de l'homme, elle aimerait savoir si le ministère envisage d'appliquer le même raisonnement à d'autres fonctions thématiques, notamment à celle d'ambassadeur chargé des droits des personnes LGBT+.

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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.

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