Question de M. SAUTAREL Stéphane (Cantal - Les Républicains-R) publiée le 06/08/2026

M. Stéphane Sautarel attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la recrudescence des attaques de vautours dont sont victimes de plus en plus de cheptels.
Espèce protégée, le vautour se nourrit habituellement de cadavres d'animaux et peut également s'en prendre à des animaux affaiblis ou blessés. Toutefois, de nombreux témoignages d'éleveurs et plusieurs signalements récents font état d'attaques visant des animaux en bonne santé, suscitant une vive inquiétude au sein de la profession. Ces comportements, s'ils se confirment, traduisent une évolution préoccupante des interactions entre les vautours et les activités d'élevage. De charognards, ces vautours deviennent des prédateurs.
Par ailleurs, ces attaques semblent se multiplier sur le territoire. En 2025, une quinzaine d'attaques de vautours ont été signalées dans le Cantal, selon le suivi de signalement des interactions Vautours et activités d'élevage. Depuis le début de l'année 2026, plusieurs nouveaux cas ont d'ores et déjà été recensés, notamment dans le Cantal, mais également dans le Tarn et le Pays basque.
Cette recrudescence des attaques conduit les éleveurs à redoubler de vigilance et accroît les difficultés auxquelles ils sont déjà confrontés. L'absence de dispositif d'indemnisation spécifique contribue en outre à fragiliser davantage des exploitations soumises à de fortes contraintes économiques.
Alors qu'un plan nation d'actions « Vautours fauve et activités d'élevage, 2017-2026 » a déjà été mis en oeuvre, un plan stratégique interministériel destiné à mieux protéger les troupeaux contre les différentes formes de prédation avait été annoncé à la fin de l'année 2025. Or, il semble qu'à ce jour, aucune communication n'ait été faite sur sa mise en oeuvre ou son contenu.
Les vautours étant une espèce protégée, notamment au titre de l'arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection modifiée par l'arrêté du 21 juillet 2015, les moyens d'intervention dont dispensent les éleveurs pour protéger leurs troupeaux sont strictement encadrés. Ils se retrouvent donc démunis alors même qu'il leur est recommandé « d'assurer la protection (sous abri ou par présence humaine) du bétail vulnérable, notamment les animaux blessés ou proches de la mise-bas (en particulier les primipares) ».
Ainsi, face à cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de permettre aux éleveurs de protéger efficacement leurs troupeaux contre les attaques de vautours et de prévoir un dispositif d'indemnisation adapté pour les préjudices subis.

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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.

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