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Deux questions difficiles : la vitesse et le rendement de la transmutation

7 ans après que la loi du 30 décembre 1991 a clairement indiqué l'importance des études sur la transmutation des déchets radioactifs de haute activité et à vie longue, force est de constater la rareté des données chiffrées sur les deux paramètres clés de l'intérêt de cette solution que sont la vitesse et le rendement probables de la transmutation. Or il s'agit bien évidemment de données fondamentales, puisqu'elles conditionnent en particulier le nombre d'installations à prévoir pour effectuer cette opération. L'interrogation de base est la suivante : combien d'incinérateurs faudra-t-il installer pour traiter les déchets de l'ensemble du parc ?

Une dizaine d'années pour transmuter ?

Le tableau suivant donne les résultats de calculs neutroniques effectués à la fin des années 70 pour éclairer la faisabilité de la transmutation en recourant aux réacteurs à eau pressurisés et aux réacteurs à neutrons rapides. Les résultats de ces calculs sont rien moins que décevants.

Tableau 40 : durée en années de transmutation d'actinides mineurs en réacteurs REP ou RNR81(*), 82(*), 83(*)

filière/années

Np 237

Am 241

Am 243

Cm 243

Cm 244

REP :

 
 
 
 
 

90 % détruits

6,4

1,7

4,2

2,6

14,2

90 % détruits par fissions cumulées

15

15

30

9

27

RNR :

 
 
 
 
 

90 % détruits

11

9

11

6

19

90 % détruits par fissions cumulées

24

30

30

15

27

On atteint en effet dans les réacteurs REP et RNR des rendements de quelques pour cents à quelques dizaines de pour cents. La durée de séjour doit atteindre une dizaine d'années pour atteindre un rendement de 90 % sur les actinides initiaux et les corps lourds formés à partir d'eux.

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