À l’initiative du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), le Sénat a créé une mission d’information sur le thème "La diplomatie climatique à l’épreuve d’un monde en tension".
Réunie le 12 février, la mission a procédé à l’élection des membres de son bureau, ainsi constitué :
Président : Rachid Temal (SER)
Rapporteur : Teva Rohfritsch (RDPI)
Vice-Présidents :
- Martine Berthet (LR)
- Marta de Cidrac (LR)
- Michaël Weber (SER)
- Olivier Cigolotti (UC)
- Sophie Briante Guillemont (RDSE)
- Michelle Gréaume (CRCE-K)
- Pierre Médevielle (LI-RT)
- Ronan Dantec (GEST)
Secrétaires :
- Jean-Luc Ruelle (LR)
- Evelyne Perrot (UC)
La création de cette mission d’information est motivée par un sentiment d’urgence. Les difficultés de la COP 30, qui s’est tenue en novembre 2025 à Belém au Brésil, ont souligné la crise que traverse la diplomatie climatique, 10 ans après les espoirs soulevés par la COP 21 et l'adoption de l'accord de Paris. Le Président Rachid Temal a ainsi rappelé que : "La décennie 2011-2020 a été la plus chaude observée depuis environ 125 000 ans. Ce record est en passe d’être rapidement dépassé : les années 2023, 2024 et 2025 figurent déjà parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées. La question du dérèglement climatique est donc un enjeu majeur pour les décennies à venir et pose à notre espèce un défi immense. Avec 6 % des émissions de gaz à effet de serre, l’Europe ne peut cependant agir seule, mais avec volontarisme, pragmatisme, détermination et imagination. La réponse ne peut venir que d’une action coordonnée des États, rendue plus complexe par la fragmentation du monde et le retour des logiques de puissance."
Le Rapporteur Teva Rohfritsch a pour sa part mis en avant les risques majeurs qui pèsent sur notre pays, en déclarant : “La France sera particulièrement exposée à ces bouleversements. Le réchauffement atteindrait 3 °C à l’échelle mondiale, mais 4 °C pour la France hexagonale, accentuant fortement les risques sanitaires, économiques et territoriaux. La situation est encore plus alarmante dans les territoires ultramarins. Le village de Miquelon, menacé par la submersion marine, devra ainsi être relocalisé à un kilomètre de son site actuel. En Polynésie française, près d’un tiers des îles pourrait disparaître d’ici 2100 sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer, tandis que les terres restantes devront faire face à l’afflux massif de réfugiés climatiques en provenance du Pacifique”.
Dans l’optique de proposer des orientations et des propositions opérationnelles, la mission procédera à de nombreuses auditions et à des visites de terrain. Elle entamera ses travaux dès le vendredi 13 février, avec les auditions de Valérie Masson-Delmotte, ancienne co-présidente du groupe n° 1 du GIEC, membre du Haut Conseil pour le climat, Stéphane Crouzat, ambassadeur de France en République tchèque, ancien ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique (2020-2024), pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques et les cercles de réflexion IDDRI et E3G. Les travaux devraient être conclus cet été.
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