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LEROY Philippe

Ancien sénateur de la Moselle

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 23 septembre 2001
  • Réélu le 25 septembre 2011
  • Fin de mandat le 1er octobre 2017 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires européennes

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Les Républicains
  • Membre de la délégation sénatoriale à la prospective

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


LEROY (Philippe)

Né le 3 février 1940 à Lille (Nord)

Décédé le 19 août 2019 à Château-Salins (Moselle)

Sénateur de la Moselle de 2001 à 2017

Fils d'un directeur commercial, Philippe Leroy voit le jour à Lille. Après avoir étudié au lycée Faidherbe, il obtient un diplôme d'ingénieur agronome à l'Institut national agronomique de Paris, puis un diplôme d'ingénieur du génie rural et des eaux et des forêts à l'École nationale des eaux et forêts de Nancy.

Également titulaire d'un diplôme d'études approfondies en géologie, il est d'abord chargé de recherches en écologie à l'Institut national de la recherche agronomique (1966-1969). Puis il est directeur de recherches au Centre régional de la propriété forestière d'Alsace et secrétaire général de la vulgarisation forestière et interprofession bois du Nord-Est (1969-1979). Délégué interministériel des massifs forestiers du Nord-Est de 1979 à 1992, il préside le conseil d'administration de l'Inventaire forestier national de 1994 à 2000. Il préside également le Parc national régional de Lorraine de 1988 à 1998.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, P. Leroy s'engage en politique. En 1971, il est élu conseiller municipal de Vic-sur-Seille. Élu, en 1981, maire de cette commune du sud de la Moselle sous les couleurs du Rassemblement pour la République (RPR), est ensuite reconduit à trois reprises dans ces fonctions.

Également conseiller général du canton de Vic-sur-Seille durant vingt-six ans (1979-2015), il préside le conseil général de la Moselle de 1992 à 2011. Cette responsabilité éminente lui permet de siéger à l'Assemblée des présidents de conseils généraux dont il est vice-président de 1998 à 2004. En 2011, il abandonne la présidence du conseil général de la Moselle et exerce ensuite jusqu'en 2015 la fonction de vice-président.

Il siège en outre, de 1986 à 2002, au conseil régional de Lorraine dont il est vice-président. Fervent européen, il est aussi membre du Comité des régions d'Europe à compter de 1983. François Guillaume, ministre de l'Agriculture du gouvernement de Jacques Chirac, le nomme par ailleurs conseiller technique à son cabinet d'octobre 1987 à mai 1988.

Après avoir renoncé à solliciter le renouvellement de son mandat de maire de Vic-sur-Seille en mars 2001, il se présente la même année aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001. Alors président du conseil général, il est élu sénateur de la Moselle, malgré la division de la droite, avec 486 des 2 758 suffrages exprimés. Il est ensuite reconduit lors du renouvellement sénatorial du 25 septembre 2011 en obtenant 597 des 2 781 suffrages exprimés.

À la Haute Assemblée, le sénateur de la Moselle s'inscrit successivement aux groupes du Rassemblement pour la République (2001-2002), de l'Union pour un mouvement populaire (2002-2015) et des Républicains (2015-2017). Membre de la commission des Affaires économiques tout au long de ses deux mandats sénatoriaux, il siège aussi à la commission des Affaires européennes dont il est vice-président (2011-2014). P. Leroy est également membre de la délégation pour la planification (2003-2009) puis de la délégation sénatoriale à la prospective (2009-2017), comme de la commission supérieure du service public des postes et des communications électroniques (2014-2017) et de la commission de modernisation de la diffusion audiovisuelle (2014-2017).

Au cours de ses mandats sénatoriaux, il s'investit particulièrement en faveur de la forêt, à laquelle il a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle, ainsi qu'un ouvrage publié en 1991 (Des forêts et des hommes). Membre du Conseil supérieur de la forêt et des produits forestiers (1979-2015) dont il est vice-président de 1986 à 2001, il est président du Comité national de politique forestière de 2001 à 2014. Il plaide constamment en faveur d'une véritable politique forestière, jugeant que « la forêt [...] ne coûte pas cher à la nation » alors qu'elle assure « des fonctions écologiques et sociales éminentes1 ». Il s'attache ainsi souvent à défendre la filière bois et la masse d'emplois qu'elle représente : en 2011, il affirme qu'avec ses 450 000 salariés directs ou indirects, « peu de secteurs économiques ont fait preuve d'une telle performance2 ». En janvier 2016, au cours d'un débat sur la forêt française, il appelle à relancer « une politique énergique de reboisement » et à faire de ce dernier « le phare de la politique écologique, forestière et économique de la forêt3 ». La même année, en octobre 2016, il lance précisément, en tant que président du groupe d'études sénatorial sur la forêt et la filière bois (2009-2017), depuis Mende (Lozère), un appel en faveur d'un grand plan de reboisement national. Il rapporte aussi le projet de loi relatif aux infractions forestières (2012), ainsi que celui d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt (2014).

À la Haute Assemblée, il s'emploie également à lutter activement contre la fracture numérique et à défendre la couverture de l'ensemble du territoire français par le très haut débit. Il dépose ainsi à deux reprises, en 2008 et 2010, une proposition de loi relative au service public local du très haut débit, puis cosigne en 2011, avec le sénateur de l'Eure Hervé Maurey, un texte visant à assurer l'aménagement numérique du territoire par l'octroi de pouvoirs élargis aux collectivités territoriales. « Seules les collectivités peuvent s'engager dans cet équipement numérique », estimait-il dès 2004, ajoutant que « les entreprises privées ainsi que l'opérateur historique ont échoué à fournir une couverture totale de la France par les réseaux de téléphonie mobile».

Le sénateur de la Moselle ne ménage pas ses efforts en faveur du développement de son territoire. Il appelle à améliorer sa desserte par les transports : aussi bien par la mise en place du TGV Est (2003) que par le règlement des problèmes d'engorgements de l'autoroute A 31 (2011). Élu d'un département fortement touché par l'arrêt des activités minières, il plaide en faveur de la reconversion économique et sociale des bassins touchés et défend les droits des anciens mineurs. Il rapporte précisément, en 2004, la proposition de loi portant création de l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs. En 2011, il salue l'action des gouvernements de François Fillon en faveur de l'industrie lorraine, et notamment de sa sidérurgie. Il est aussi membre de la commission nationale de concertation sur les risques miniers (2007-2014).

Il consacre par ailleurs son action sénatoriale aux sujets les plus divers. Rapporteur pour avis du budget de la mission Économie en 2014 et 2015, il cosigne plusieurs propositions de loi : sur l'application de la journée de solidarité dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle (2005 et 2006), sur la limitation du nombre de demandes de retrait d'un établissement public de coopération intercommunale par une même commune (2011) et sur le prélèvement de l'impôt à la source (2013). En outre, il intervient en séance publique à propos de la démocratie de proximité (2002), du logement (2005 et 2012), de la réforme de l'hôpital (2009), des médicaments génériques et de la composition du Conseil supérieur de l'audiovisuel (2013).

Il vote la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002, la loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution en 2005, la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes en 2008, la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République en 2008, la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion en 2008, la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet en 2009, la loi de réforme des collectivités territoriales en 2010, la loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro en 2012, la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme en 2012, la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur en 2014, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République en 2015, la loi constitutionnelle de protection de la Nation (engagement de l'état d'urgence, dépossession de la nationalité française) en 2016 et les cinq lois qui prorogent l'application de l'état d'urgence en 2015 et 2016. Il se prononce contre la loi relative à la création de la Banque publique d'investissement en 2012 et s'abstient sur la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes en 2014.

Ayant renoncé à se représenter aux élections cantonales en 2015, il décide de ne pas briguer le renouvellement de son mandat sénatorial en septembre 2017 et se retire de la vie politique. Il s'éteint le 19 août 2019, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, à Château-Salins. Il était chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite et des Palmes académiques, ainsi que commandeur du Mérite agricole.

1 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 3 décembre 2002, p. 5134.

2 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 24 mai 2011, p. 4189.

3 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 12 janvier 2016, p. 22.

4 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 12 octobre 2011, p. 6640.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Bibliographie

Ouvrage écrit par Philippe Leroy

Des forêts et des hommes, Paris, Presses Pocket, 1991.

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Photo de M. Philippe LEROY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Les Républicains
Etat-civil
Né le 3 février 1940
Décédé le 19 août 2019
Profession
Ingénieur général du Génie rural
Département
Moselle