L'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques a nommé deux rapporteurs, Gérard Leseul, député, et Michäel Weber, sénateur, pour réaliser une note scientifique sur l'hydrogène naturel. 

Pourquoi ce contrôle ?

Près de 100 millions de tonnes d'hydrogène sont produits chaque année, essentiellement utilisés pour le raffinage pétrolier et l'industrie chimique, en particulier la production d'engrais. 

96 % de cette production provient d'énergies fossiles, entraînant le rejet de dioxyde de carbone. Des efforts sont déployés pour développer d'autres formes d'hydrogène moins intensives en carbone, par exemple par électrolyse de l'eau ("hydrogène vert"), mais elles sont nettement plus coûteuses et leur application reste à petite échelle par rapport aux méthodes conventionnelles.

Depuis une décennie, les études faisant état de gisements potentiels d'hydrogène naturel à travers le monde se sont multipliées, laissant espérer que cet hydrogène “blanc” puisse contribuer de manière significative à un avenir à zéro émission nette de carbone.

Comment est généré l'hydrogène naturel? Quel est son potentiel en tant que future source d'énergie? Telles sont les questions auxquelles l'Office souhaite apporter des éléments de réponse fondés sur la science.