Naissance :
2 avril 1747 - Bordeaux (Gironde)
Décès :
22 mai 1801 - Taillan (Gironde)
Profession ou qualité :
Magistrat
Autres mandats :
Deputé des Etats-Généraux

Membre du Conseil des anciens du 1er prairial an V au 30 Floréal an VI

LAVIE (PAUL MARIE ARNAULD DE), député en 1789 et au Conseil des Anciens, né à Bordeaux (Gironde) le 2 avril 1747, mort au Taillan (Gironde) le 22 mai 1801, « fils de Jean Charles de Lavie, chevalier, conseiller du roi, président au parlement, et de Bernardine Arnaud », était président, à mortier au parlement de Bordeaux depuis le 20 avril 1768, quand il fut élu député de la noblesse aux États-Généraux par la sénéchaussée de Bordeaux, le 8 avril 1789. Il avait été chargé de la rédaction des cahiers de son ordre, et, partisan des principes modérés de la Révolution, fut un des premiers à se réunir aux députés du tiers. Il accusa la noblesse et le clergé d'Alsace d'exiger des servitudes personnelles, proposa de suspendre l'ordination des prêtres et de réglementer le traitement des curés, devint commissaire pour l'aliénation des domaines, s'opposa aux poursuites contre Westermann, proposa de soumettre les avoués et les médecins au droit de patente, dénonça les agissements des moines dans les départements de l'Est, demanda que les ministres ne pussent prendre l'initiative des lois sur l'impôt, eut maille à partir avec le côté droit de l'Assemblée qu'il dit n'être compose que de « brigands », et s'éleva contre les communications des administrations avec les sociétés populaires. De retour à Bordeaux après la session, il demanda, le 25 juillet 1792, un passeport pour se rendre à Londres, n'en profita probablement pas, puisque, sous la Terreur, il fut arrêté par ordre de la commission militaire de Bordeaux, qui le fit bientôt relâcher. Élu haut-juré de la Gironde à la Haute-cour de Vendôme le 25 vendémiaire an IV, il devint député de ce département au conseil des Anciens, le 23 germinal an V, avec 452 voix sur 531 votants. Cette dernière élection ayant été annulée au 18 fructidor, comme entachée de royalisme, il renonça à la vie politique pour terminer ses jours dans son château du Taillan, où il avait formé une très belle bibliothèque.