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CHAPITRE PREMIER -

L'ENVIRONNEMENT DU PROJET DE BUDGET

I. LA SITUATION DU SECTEUR DE LA PÊCHE ET DES CULTURES MARINES EN FRANCE EN 1997

A. LA PÊCHE

1. La production

a) Un chiffre d'affaires en augmentation pour la pêche maritime

Les prévisions pour 1997 indiquent, par rapport à 1996, une très légère baisse de la production de 5 % en ce qui concerne les poissons, les crustacés et les mollusques, soit environ 598.000 tonnes.

Cette production se répartit en :

- 353 582 tonnes de poissons ;

Les principales espèces débarquées selon les tonnages sont la sardine qui a connu une progression record de plus de 50 %, le merlan, le cabillaud, le lieu noir, le maquereau, l'anchois et la baudroie.

- 116 000 tonnes de crustacés, de mollusques et d'algues ;

- 115 000 tonnes de thon tropical, ce qui représente une baisse de 22 % malgré d'excellents prix moyens.

En termes de chiffre d'affaires, on constate une légère augmentation puisque l'on passe, pour la pêche de 5,63 milliards de francs à près de 6 milliards de francs. Par la valeur des prises se distinguent en tête la sole, la baudroie et les langoustines.

Rappelons que la France est, en volume, le 24ème producteur mondial de produits de la mer et le 4ème producteur européen, bien qu'elle soit éloignée des grandes pêches : 60 % des captures françaises proviennent, en effet, de zones de pêche sous juridiction d'autres Etats membres de l'Union européenne (Grande Bretagne, Irlande, Pays-Bas, Espagne). En revanche, elle est le deuxième producteur européen en valeur derrière l'Espagne.

b) L'aquaculture marine

Sous le terme " aquaculture " sont généralement regroupées, d'une part, les cultures marines dites traditionnelles, c'est-à-dire la conchyliculture, et, d'autre part, la pisciculture et l'algoculture. Elle s'exerce en quasi-totalité sur le domaine public maritime.

La conchyliculture

Il s'agit d'une activité traditionnelle, essentiellement pratiquée depuis le siècle dernier et qui concerne la culture des coquillages, en particulier de l'huître creuse ou plate, de la moule et, dans une moindre mesure, de la palourde.

Ce secteur compte un peu plus de 6 000 entreprises ayant une activité de production mais aussi de commercialisation. 80 % travaillent les huîtres, 10 % les moules et 10 % ont une activité mixte. On dénombre actuellement 56 200 autorisations d'exploitation sur le domaine public maritime, représentant 21 900 hectares.

La production en 1997 est estimée à plus de 220 000 tonnes pour une valeur globale de plus de 2,5 milliards de francs, répartis comme suit :

- huîtres creuses et plates : 141 300 tonnes, 1,55 milliard de francs

- moules : 70 000 tonnes, 0,56 milliard de francs

- autres coquillages : 4 506 tonnes, 0,06 milliard de francs

Ces tonnages d'huîtres et de moules sont répartis dans 7 bassins :


 

Huîtres

Moules

Normandie-Mer du Nord

Bretagne-Nord

Bretagne-Sud

Ré-Centre Ouest

Marennes-Oléron

Arcachon

Méditerranée

36 000 tonnes 25 %

15 000 tonnes 11 %

17 000 tonnes 12 %

20 000 tonnes 14 %

25 000 tonnes 18 %

15 000 tonnes 11 %

12 000 tonnes 9 %

21 000 tonnes 30 %

15 000 tonnes 21 %

8 000 tonnes 12 %

13 000 tonnes 19 %

2 000 tonnes 3 %

-

11 000 tonnes 15 %

Chiffre 1996

Source : Direction des pêches maritimes et des cultures marines.


La pisciculture

La pisciculture marine, développée dans les années 80, est concentrée sur l'élevage des truites de mer et des daurades. Il existe également une production en Métropole et en Nouvelle-Calédonie de crevettes pénéïdes.

Il faut mentionner une importante production d'alevins (bar, daurade, turbot), de perles en Polynésie française, ainsi qu'une petite production d'algues alimentaires (3 entreprises).

On dénombre 135 autorisations d'exploitation sur le domaine public maritime représentant 258 hectares concédés.

On compte dans ce secteur environ 50 entreprises qui représentent 500 emplois directs.

La production est estimée en 1997 à environ 70.000 tonnes, ainsi que 20 millions d'alevins, pour un chiffre d'affaires d'environ 300 millions de francs.

PRODUCTION FRANÇAISE DES PÊCHES MARITIMES
ET DES CULTURES MARINES

 

1995

1996

1997*

 

Quantités

(tonnes)

Valeurs

(MF)

Quantités

(tonnes)

Valeurs

(MF)

Quantités

(tonnes)

Valeurs

(MF)

Poissons

346 770

3 476,3

350 238

3 650,1

353 582

3 820,2

Crustacés

22 034

586,8

22 299

556,6

22 240

619,5

Coquillages

40 740

326,1

57 278

356,3

55 375

397,5

Céphalopodes

23 272

297,8

23 706

326,8

22 694

325,2

Algues

15 883

22,1

15 948

22,0

15 568

20,8

Thon tropical

141 948

658,6

147 568

684,7

115 000

765,5

Total pêche

603 316

5 420,8

630 356

5 637,3

597 759

5 984,7

Huîtres

152 129

1 409,2

149 650

1 485,6

141 300

1 557,0

Moules

61 962

444,6

63 350

506,8

70 000

560,0

Autres coquillages

3 994

54,0

4 350

60,9

4 506

64,1

Aquaculture

6 166

284,0

7 041

327,4

7 589

365,9

Total cultures marines

224 251

2 191,8

224 391

2 380,7

223 395

2 547,0

Total général

827 567

7 612,6

854 747

8 018,0

821 154

8 531,7

Source : Ministère de l'agriculture et de la pêche

* données provisoires


Parallèlement à l'évolution mondiale et européenne, on note que derrière l'augmentation de la production française de 1990 à 1997, on assiste à une stagnation des débarquements de pêche fraîche, une augmentation de la production de poissons congelés réalisée dans les eaux extracommunautaires et une légère progression des cultures marines.

Rappelons que la flotte de pêche française est spécialisée dans la production de produits frais, qui représente près de 65 % des débarquements de produits de la mer1(*). Les dix principales espèces débarquées en volume (moule de pêche, lieu noir, hareng, maquereau, merlan, sandre, anchois, thon frais, cabillaud et merlu) représentent près de 50 % des tonnages débarqués.

En valeur, les dix principales espèces (thon, moule de pêche, sole, langoustine, baudroie, merlu, bar, coquille St-Jacques et anchois) représentent aussi plus de 50 % du chiffre d'affaires des produits de la mer.

Au-delà de cette concentration sur certaines espèces, la production française est très diversifiée.

Les données de commercialisation sous criée font apparaître une centaine d'espèces.

La production française est principalement réalisée en Bretagne avec 51 % de la production en volume et 50 % en valeur. La Normandie représente 31 % des tonnages débarqués et seulement 21 % du chiffre d'affaires. Le Sud-Ouest et la Méditerranée concentrent 7 à 8 % de la production en volume et en valeur.

2. La flottille de pêche : un lent déclin et une prédominance des petites unités

La flotte de pêche française se situe au 4ème rang européen, derrière l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni, et au 23ème rang mondial.

Elle représente 7 % de la flotte européenne (9 % de la jauge et 12 % de la puissance).

En 1997, cette flotte compte 6 255 unités pour une capacité de 170 180 tonneaux de jauge brute.

EVOLUTION DE LA FLOTTE DE PÊCHE FRANÇAISE
EN NOMBRE DE NAVIRES



Signalons que le 10 juillet dernier, les chantiers boulonnais de la SOCARENAM ont mis à l'eau deux chalutiers identiques de 22,50 m, le Saint-Jacques II et le Maranatha II.

La structure de la flotte française fait apparaître une prédominance des petites unités de moins de 12 mètres :

LA FLOTTE FRANÇAISE DE PÊCHE EN 1997

Navires

6 255

- moins de 12 m

4 631

- de 12 à 16 m

587

- de 16 à 38 m

965

- + de 38 m

72

Source : Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation - DPMCM.

Une analyse géographique révèle que la Bretagne est la principale région de concentration des facteurs de production avec 41 % de la puissance totale, suivie par les Pays de Loire et le Languedoc-Roussillon, puis la région Nord dominée par le port industriel de Boulogne.

Les plus fortes réductions ont eu lieu dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, en Aquitaine et en Haute Normandie2(*).

Rappelons que le plan de sorties de flotte 1998 est entré en vigueur le 2 mars dernier. Afin d'atteindre les objectifs intermédiaires du POP IV au 31 décembre 1998, le dispositif sera ciblé sur les types de bateaux en surcapacité :

- sur la façade atlantique : les chalutiers de moins de trente mètres, les navires de douze mètres et plus utilisant des arts dormants ainsi que les dragueurs sont concernés.

- sur la façade méditerranéenne, l'essentiel de l'effort sera porté sur les chalutiers et les thoniers senneurs.

Un tel plan devrait conduire à une nouvelle réduction de la flottille française de pêche de l'ordre de 27 204 kw.

La flotte de pêche française au sein de l'Union européenne

Situation du fichier communautaire des navires de pêche
au 1er janvier 1998

Pays

Nombre de navires

Tonnage*

Puissance (kW)

BEL

Belgique

148

23 082

64 896

DEU

Allemagne

2 373

75 103

171 457

DNK

Danemark

4 648

97 932

380 877

ESP

Espagne

17 972

589 359

1 474 421

FIN

Finlande

3 979

24 170

219 745

FRA

France

8 836

209 460

1 141 528

GBR

Royaume-Uni

8 658

253 409

1 047 690

GRC

Grèce

20 243

111 933

654 199

IRL

Irlande

1 246

61 082

190 625

ITA**

**Italie

16 325

260 603

1 513 677

NLD

Pays-Bas

1 040

174 344

482 263

PRT

Portugal

11 579

123 923

393 671

SWE**

**Suède

2 481

48 840

256 542

TOTAL

 

99 528

2 053 240

7 991 591

* Tonnage statistique

** Situation inchangée depuis 1997

3. La situation des marins pêcheurs et des conchyliculteurs

a) Les emplois

La flottille française emploie en 1997 environ 16 653 marins pêcheurs.

On distingue, dans ce groupe socioprofessionnel, quatre grande catégories administratives selon la durée des marées :

- les marins pêcheurs pratiquant la petite pêche avec des absences du port inférieures à 24 heures ;

- ceux qui pratiquent la pêche côtière avec des absences comprises entre 24 et 96 heures ;

- ceux qui pratiquent la pêche au large avec des absences supérieures à 96 heures sans correspondre aux critères de la grande pêche ;

- et enfin la grande pêche lorsqu'il s'agit de navires supérieurs à 1 000 kW ou à 150  tjb et dont l'absence excède 20 jours.

La réduction de la flottille a eu, bien entendu, des conséquences importantes sur l'emploi.

Signalons que le rapport sur la situation du chômage à la pêche et ses causes, ainsi que sur les moyens d'améliorer la protection des marins pêcheurs salariés contre les différentes formes de chômage, a été remis au Parlement au mois d'août.

L'étude comparative réalisée dans ce rapport entre l'affiliation aux ASSEDIC et l'adoption d'un régime professionnel spécifique, conduit à une nette préférence pour la première option qui présente les avantages suivants : 

- égalité de traitement entre marins et travailleurs terrestres ; 

- contribution au désenclavement professionnel, en gommant une différence de traitement avec la pêche industrielle ; 

- réponse à un besoin fort de la profession en matière de qualification professionnelle et de renouvellement des générations, avec des aides annexes telles que l'allocation de formation reclassement, les conventions de conversion et les mesures d'âge notamment ; 

- économie de formalités administratives et de procédures, avec l'inscription à un seul et même régime.

Toutefois, le rapport conclut également à la nécessité d'aménager l'affiliation aux ASSEDIC dans des conditions acceptables pour les professionnels en prévoyant : 

- d'une part une prise en charge partielle et temporaire des cotisations par l'Etat, qui n'aura plus à financer le système spécifique de cessation anticipée d'activité ; 

- d'autre part, pour permettre une application effective des mesures d'âge, compte tenu de l'âge de départ à la retraite des marins (55 ans), l'abaissement de 55 à 50 ans des mesures d'âge réservées aux chômeurs âgés et qui sont très proches du système de cessation anticipée d'activité dont bénéficient actuellement les marins pêcheurs.

A l'heure actuelle, le chapitre 46-37 article 10 § 10 du budget Mer permet de financer les mesures d'accompagnement social du plan de réduction de la flotille de pêche décidé en avril 1991, reconduit en 1993, en 1995, puis en 1998, en assurant aux marins licenciés pour motif économique à la suite d'une sortie de flotte un revenu de remplacement s'ils sont âgés de plus de 50 ans (CAA), ou une allocation complémentaire de ressources (ACR) s'ils ne remplissent pas les conditions pour bénéficier de cette mesure.

Depuis 1991, 131 pêcheurs ont bénéficié d'une CAA et 267 ont bénéficié d'une allocation complémentaire de ressources.

Au niveau européen, le nombre de pêcheurs est estimé à 300.000 personnes, soit environ 0,2 % de la population active.

On observe, bien entendu, des différences considérables entre les pays. En Islande et en Norvège, où la pêche est un secteur important, les pêcheurs représentent à peu près 3,9 % et 1,1 % de la population active. Parmi les pays de l'Union européenne, la Grèce et le Portugal comptent la plus forte proportion de pêcheurs (respectivement 1,0 % et 0,7 %). En revanche, l'Allemagne, qui a une grande superficie mais des côtes peu étendues, a un très faible pourcentage de pêcheurs : 0,01 % de la population active3(*).

Si ces données globales sur le nombre de pêcheurs donnent à penser que la pêche a une importance mineure, il ne faut pas oublier qu'elle est une source d'emplois essentielle dans certaines régions, où les autres possibilités sont très limitées. Ces chiffres se réfèrent, en outre, uniquement aux pêcheurs. A terre, un nombre bien plus élevé de personnes participent à cette activité, en fournissant au secteur de la pêche les biens et les services dont il a besoin ou en commercialisant ses produits. Les estimations varient, mais on peut considérer que pour chaque pêcheur, dix personnes exercent à terre un travail lié à la pêche.

Nombre de pêcheurs par pays

 

1994

Belgique

652

Danemark

5 299

Allemagne

4 979

Grèce

40 164

Espagne

77 962

Irlande

7 700

Italie

45 000

Pays-Bas

2 834

Portugal

31 721

Finlande

2 400

Suède

3 500

Royaume-Uni

20 751

EU-15

270 560

Islande

5 713

Norvège

22 920

EEE

299 193

Source : FAO/OCDE

b) La rémunération des marins

Il n'existe pas de système de suivi du revenu des pêcheurs. De plus, la diversité des situations et des flottilles rend aléatoire la définition d'une moyenne nationale.

En outre, le système de rémunération à la part constitue une spécificité propre aux marins pêcheurs.

Après avoir subi une forte chute à partir du début des années 90, on peut néanmoins estimer aujourd'hui que le salaire des marins est d'environ 10 000 F par mois.

c) La formation des marins

Le secteur de la pêche fait face à un véritable problème de recrutement des marins, le métier de marin pêcheur étant perçu de façon négative par les jeunes en raison des conditions difficiles de travail.

La formation est très variable car elle dépend :

- du poste du pêcheur (matelot, officier, capitaine...),

- de la taille du navire,

- de la technique de pêche utilisée,

- des espèces pêchées,

- de la production visée,

- de la durée d'absence de port.

Comme le souligne le rapport de M. Philippe Marini, " une formation minimale est obligatoire pour travailler à bord des navires français, car le métier de marin est dangereux et l'Etat est responsable de la sécurité de la navigation et de la sauvegarde de la vie humaine ".

Le patron pêcheur est devenu un véritable chef d'entreprise.

B. LE SOLDE DU COMMERCE EXTÉRIEUR

Traditionnellement déficitaire, le solde de la balance commerciale française a connu en 1997 un lourd déficit de la filière pêche qui s'élève à 11,2 milliards de francs.

Rappelons que l'approvisionnement en poisson par personne et par an en France est estimé à 39 kg.

LA BALANCE COMMERCIALE DES PRODUITS DE LA MER



Source : CFCE, Export Agro-Stat d'après douanes françaises

1. Les exportations

Pour la seconde année consécutive, les exportations françaises progressent, tant en volume qu'en valeur. En effet, les ventes à l'étranger ont augmenté l'an dernier de près d'un quart4(*).

Cette progression cache néanmoins de grandes disparités. Ainsi, la catégorie des poissons vivants a doublé son résultat. Les crustacés, préparations et conserves de poissons et les mollusques ont eux aussi réalisé des résultats au-dessus de la moyenne.

Par contre, les poissons séchés, salés, fumés ou en saumure continuent à baisser, et ce pour la deuxième année consécutive.

ÉVOLUTION DES EXPORTATIONS DE PRODUITS DE LA PÊCHE ET DE L'AQUACULTURE PAR GROUPE DE PRODUITS

 

1996

1997

Évolution %

 

Tonnes

Mio FRF

Tonnes

Mio FRF

Volume

Valeur

Poissons Vivants

3 763

262

5 136

548

+36 %

+110

Poissons frais ou réfrigérés

63 361

1 400

66 742

1 565

+5 %

+12 %

Poissons congelés

193 716

897

184 359

1 062

-5 %

+18 %

Filets et chair de poisson, foies, oeufs, laitances

12 778

27 2

13 175

331

+3 %

22 %

Poissons séchés, salés, fumés, en saumure

9 960

319

6 286

210

-37 %

-34 %

Total Poissons

283 578

3 150

275 698

3 719

-3 %

+18 %

Crustacés

10 036

464

14 121

721

+41 %

+55 %

Mollusques

30 725

553

33 348

702

+9 %

+27 %

Total crustacés, mollusques

40 761

1 017

47 469

1 423

+16 %

+40 %

Préparations et conserves de poissons

41 587

752

47 955

995

+15 %

+32 %

Préparations et conserves de crustacés ou mollusques

4 958

185

5 915

199

+19 %

+8 %

Total préparations, conserves

46 545

937

53 870

1 195

+16 %

+27 %

Total produits de la mer

 

5 104

 

6 336

 

+24 %

Source : CFCE, export-Agro-Stat d'après douanes françaises

Les poissons entiers constituent, et de loin, le premier poste d'exportation, avec près de la moitié (50,2 %) des exportations françaises de produits de la pêche et de l'aquaculture en valeur en 1997. Leur poids est relativement stable depuis 1996.

Les ventes françaises à l'étranger progressent en 1997 pour chacune des catégories de poissons entiers : vivants, frais, congelés, l'essor le plus marqué concernant les ventes de poissons vivants en valeur, qui font plus que doubler.

Les poissons frais-réfrigérés prédominent au sein des exportations en valeur de poissons entiers, alors que les poissons congelés sont largement prépondérants en volume.

Comme le souligne le CFCE, le thon domine nettement les exportations de poissons entiers, avec 38 % du total en valeur en 1997 et une prédominance du thon congelé.

Cette prédominance s'accentue fortement en 1997 grâce à une forte reprise des exportations tant en frais qu'en congelé.

La seconde place a été prise par la sole grâce à une progression de près de la moitié des ventes en valeur de sole réfrigérée en 1997. Elle a ravi cette place à l'anchois malgré une spectaculaire remontée des ventes d'anchois congelés (multipliées par cinq), qui a été " affaiblie " par la baisse des exportations d'anchois frais.

Les quatre autres espèces majeures au sein des exportations françaises de poissons entiers sont, la baudroie, le merlu et le saumon (en frais surtout pour les troisespèces) pour les ventes en valeur, le maquereau (congelé principalement) pour les ventes en volume.

2. Les importations

Les importations françaises de produits de la pêche et de l'aquaculture continuent la progression amorcée (en valeur) en 1994, pour dépasser en 1997 le niveau de 1991. Les plus fortes augmentations concernent les poissons vivants, les mollusques, filets de poissons et poissons séchés, salés, fumés ou en saumure.

Seuls des poissons congelés pèsent moins en 1997 dans les importations sans toutefois revenir en valeur au niveau de 1995.

Evolution des importations de produits de la pêche et de l'aquaculture par groupes de produits

 

1996

1997

Évolution %

 

Tonnes

Mio FRF

Tonnes

Mio FRF

Volume

Valeur

Poissons Vivants

1 664

158

4 075

304

+145%

+93 %

Poissons frais ou réfrigérés

200 530

3 541

188 086

3 621

-6 %

+2 %

Poissons congelés

82 497

806

69 475

791

-16%

-2 %

Filets et chair de poisson y.c., foies, oeufs, laitances

162 848

2 616

165 804

3 054

+2 %

+17%

Poissons séchés, salés, fumés, en saumure

20 983

573

24 950

657

+19 %

+15 %

Total Poissons

468 522

7 694

452 390

8 426

-3 %

+10 %

Crustacés

89 001

3 363

87 290

3 622

-2 %

+8 %

Mollusques

77 552

1 164

86 011

1 420

+11%

+22 %

Total crustacés, mollusques

166 553

4 527

173 301

5 042

+4 %

+11 %

Préparations et conserves de poissons

151 356

3 000

143 979

3 114

-5 %

+4 %

Préparations et conserves de crustacés ou mollusques

32 091

934

31 015

954

-3 %

+2 %

Total préparations, conserves

183 447

39 934

174 994

4 068

-5 %

+3 %

Total produits de la mer

 

16 155

 

17 536

 

+9 %

Source : CFCE, Export-Agro-Sat d'après douanes françaises

En ce qui concerne les importations, le tonnage des poissons entiers est nettement retombé en 1997 : avec 26,8 % il a atteint à un niveau inférieur à celui de 1995 et se retrouve distancé de deux points par le groupe crustacés-mollusques.

Les poissons frais-réfrigérés prédominent, en volume comme en valeur, au sein des importations françaises de poissons entiers.

Le saumon domine toujours très largement les importations de poissons entiers, avec 35 % du total en valeur en 1997, même si les achats de saumon congelé ont plongé en 1997. Le saumon frais, importé essentiellement de Norvège, puis du Royaume-Uni, du Danemark et enfin d'Irlande, occupe la première place.

A noter que les cours du saumon frais se sont légèrement redressés en 1997 puisque les volumes ont chuté de 5 % alors que la valeur totale est restée sensiblement stable.

Les autres espèces jouant un rôle notable dans les importations françaises de poissons entiers sont :

- en frais : le cabillaud,

la baudroie,

la sole,

le thon,

le merlu

- en congelé : le maquereau et le thon (albacore essentiellement).

Les importations françaises augmentent nettement en 1997 pour le thon frais, le cabillaud frais et le maquereau congelé alors qu'elles baissent de façon sensible pour la soie fraîche et le thon congelé.

3. Les principaux partenaires de la France en produits de la pêche

a) Les fournisseurs

Deux fournisseurs se détachent pour les produits de la mer autres que les préparations et conserves : le Royaume-Uni, toujours leader même s'il perd en 1997 plus d'un point de part de marché et la Norvège qui maintient sa part de marché autour de 12-13 % en valeur.

En ce qui concerne les préparations et conserves, la prédominance de la Côte d'Ivoire demeure en 1997, même si sa part de marché continue de s'éroder depuis plusieurs années.

b) Les clients

La France possède six clients privilégiés :

- la RFA, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie et l'UEBL pour les préparations et conserves,

- l'Espagne et l'Italie pour les autres produits.

Si l'Espagne voit sa part des exportations françaises de produits de la mer s'atténuer encore en 1997, en valeur surtout, l'Italie continue sa reprise, légèrement pour les produits hors préparations/conserves et très fortement pour ces dernières avec une progression de plus de 5 points en part de marché.

Les autres variations importantes en 1997 sont la forte baisse de l'Allemagne pour les importations de préparations et conserves (moins de 8 points) et l'UEBL qui a plus que doublé son importance pour les mêmes produits.

PRODUITS POUR L'ALIMENTATION HUMAINE HORS PREPARATIONS ET CONSERVES


PRINCIPAUX FOURNISSEURS

PRINCIPAUX CLIENTS

 

1996

 
 

1997

 

PAYS

Mio FRF

%

% en 1995

PAYS

Mio FRF

%

% en 1996

Royaume-Uni

2 128

15,8

17,1

Espagne

1 401

27,2

28,6

Norvège

1 753

13,0

12,6

Italie

939

18,3

18,1

Danemark

816

6,1

7,3

UEBL

383

7,4

7,8

Pays-Bas

793

5,9

6,8

Côte d'Ivoire

373

7,2

6,9

Espagne

694

5,1

4,1

Allemagne

303

5,9

7,3

Etats-Unis

595

4,4

4,2

Royaume-Uni

269

5,2

4,0

Equateur

570

4,2

 

Pays-Bas

244

4,7

4,6

Islande

513

3,8

4,0

Hong-Kong

215

4,2

 

Irlande

430

3,2

3,3

Portugal

169

3,3

2,4

 
 
 
 

Suisse

123

2,4

3,0

PREPARATIONS ET CONSERVES

PRINCIPAUX FOURNISSEURS

PRINCIPAUX CLIENTS

 

1996

 
 

1997

 

PAYS

Mio FRF

%

% en 1995

PAYS

Mio FRF

%

% en 1996

Côte-d'Ivoire

1 081

26,6

28,3

Allemagne

223

18,7

26,4

Allemagne

340

8,3

9,0

Royaume-Uni

201

16,9

16,8

Thaïlande

227

5,6

6,1

Pays-Bas

190

15,9

15,1

Danemark

226

5,6

6,6

Italie

158

13,2

7,8

Espagne

211

5,2

 

UEBL

150

12,5

4,9

Maroc

207

5,1

 

Espagne

77

6,4

3,3

Source : CFCE, Export Agro Stat

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