Allez au contenu, Allez à la navigation



 

    retour sommaire suite

4. La nécessité d'une relance des initiatives de l'Etat

Votre commission estime que l'Etat doit, en qualité de maître d'ouvrage public, affirmer son ambition de développer la qualité architecturale et urbaine du cadre de vie.

A ce titre, il doit se montrer ambitieux dans la relance de la commande publique, et assurer une maîtrise d'ouvrage exemplaire, tant par sa qualité que par la déontologie commandant les relations avec les partenaires de la maîtrise d'oeuvre.

Il doit s'efforcer de sortir par le haut des problèmes posés par la complexification de la construction, par le développement de la recherche et de l'innovation.

Sans doute pourrait-il promouvoir également, à l'image de ce que pratique déjà la Région Centre, des Fonds d'aide à la création qui seraient intégrés aux contrats de plan Etat-régions.

Le souci d'améliorer l'ouverture des structures publiques aux partenaires locaux devrait également conduire à élargir la composition des instances dirigeantes de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MICQP).

L'assise et la légitimité de la MICQP ne pourraient être que confortées par une ouverture de son comité d'orientation à des représentants des principales catégories de collectivités territoriales concernées, ainsi qu'à quelques grands donneurs d'ordres, issus notamment du mouvement HLM.

*

* *

Votre commission a souhaité attirer l'attention des pouvoirs publics sur la crise sévère que traversent aujourd'hui les métiers de l'architecture et de la maîtrise d'oeuvre, alors que leur contribution à l'amélioration du cadre de vie paraît plus que jamais cruciale et indispensable.

Elle espère que les pistes qu'elle a explorées conduiront les administrations concernées par ce dossier, et plus particulièrement les ministères de la culture et de l'équipement, à proposer rapidement des solutions à une situation qui semble parvenue à un point critique, comme le révèle le nombre croissant de jeunes architectes qui renoncent à exercer leur métier.

Consciente de la nécessité d'une approche transversale de ces questions, permettant de dépasser la balkanisation de la maîtrise d'oeuvre, elle souhaite également inviter les différentes professions concernées à surmonter leur dispersion et à créer une Confédération des professions de la maîtrise d'oeuvre qui leur permette de rapprocher leurs points de vue, et d'oeuvrer en commun à la défense d'une qualité de l'architecture et du cadre de vie dont elles doivent se sentir co-responsables.

    retour sommaire suite