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Le Japon et la Corée face à la mondialisation

 

3. Dans le cas du Japon, une inflation négative et une politique monétaire accommodante depuis 1999

a) La politique de taux zéro

De 1999 à 2005, le Japon a connu chaque année une inflation négative. En conséquence, la Banque du Japon a pratiqué de février 1999 à juillet 2006 une politique de taux d'intérêt nuls ou quasi nuls, dite « politique de taux zéro », ou ZIRP (Zero Interest Rate Policy), interrompue seulement brièvement entre août 2000 et mars 2001.

Inflation et taux d'intérêt

(en %)

Sources : OCDE, Banque du Japon

La Banque du Japon a été très critiquée, sa baisse des taux ayant été jugée trop lente par certains.

Au sens strict, le Japon n'a pas connu de déflation, définie comme une inflation négative s'accompagnant d'un recul du PIB (le PIB du Japon n'a baissé qu'en 1998). En revanche, si on définit la déflation comme une inflation négative s'accompagnant d'une croissance faible, le Japon a bien été en déflation de 1999 à 2002 (la croissance ayant repris en 2003).

La Banque du Japon a mis un terme, en juillet 2006, à sa politique de taux zéro, l'inflation devant redevenir légèrement positive en 2006. Elle a ainsi augmenté son taux directeur d'un quart de point, le portant à 0,25 %.

b) Une politique monétaire originale, dite «  quantitative »

Parallèlement à cette politique de taux zéro, la Banque du Japon a mené, d'avril 2001 à mars 2006, une politique dite « quantitative », ou « d'assouplissement quantitatif », consistant en l'injection massive de liquidités.

Cette politique, souvent qualifiée d' « ultra accommodante » ou de « non orthodoxe », n'avait pas été pratiquée par d'autres banques centrales avant la Banque du Japon.

Elle a été abandonnée le 9 mars 2006, la Banque du Japon jugeant le risque de déflation écarté.