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MARSON James

Ancien sénateur de la Seine-Saint-Denis

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 26 avril 1975 (en remplacement de M. Jacques DUCLOS, décédé)
  • Elu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire de la commission des affaires culturelles

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MARSON (James)

Né le 1er novembre 1926 à Villecresnes (Seine-et-Oise)

Décédé le 1er décembre 2017 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)

Sénateur de la Seine-Saint-Denis de 1975 à 1986

James Marson voit le jour le 1er novembre 1926 à Villecresnes, dans la Brie. Après avoir obtenu des certificats d'aptitude professionnelle d'ajusteur et de dessinateur industriel, il exerce cette dernière profession de 1946 à 1948 à l'usine Rateau et puis à compter de 1948 aux usines Babcock et Wilcox, toutes les deux établies à La Courneuve, dans la banlieue nord de Paris.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s'engage en politique. Membre de la Confédération générale du travail depuis 1946, il adhère en 1950 au Parti communiste français (PCF). En 1965, il devient conseiller municipal de La Courneuve. Aussitôt nommé adjoint par le premier édile Jean Houdremont, il est élu maire en 1973 à la mort de ce dernier. J. Marson administre La Courneuve de 1973 à 1996.

Il se porte une première fois candidat aux élections sénatoriales du 22 septembre 1968 : cinquième sur la liste communiste conduite par Jacques Duclos qui obtient trois sièges, il n'est pas élu. Toutefois, au lendemain du décès de J. Duclos survenu le 25 avril 1975, il est proclamé sénateur de la Seine-Saint-Denis. Il est ensuite réélu lors du renouvellement sénatorial du 25 septembre 1977, la liste du PCF sur laquelle il se présente en quatrième position remportant quatre sièges avec 1 003 des 1 564 suffrages exprimés. En qualité de sénateur, il est aussi conseiller régional d'Île-de-France de 1976 à 1986.

À la Haute Assemblée, il siège au sein du groupe communiste dont il est vice-président à compter de 1983. Secrétaire du Sénat de 1983 à 1986, il est membre de la commission des lois (1975-1977) puis de celle des affaires culturelles (1977-1986) dont il est secrétaire.

L'audiovisuel constitue son principal sujet de prédilection au Palais du Luxembourg. Il est ainsi nommé membre des commissions d'enquête sur les conditions financières de production des programmes des sociétés nationales de télévision (1978) et sur les concessions de service public et l'attribution de canaux de satellite (1985-1986). En séance publique, il intervient au cours de tous les débats relatifs à la communication audiovisuelle. Il critique ainsi en 1980 « la confiscation giscardienne des ondes » et « la censure permanente qui entoure la campagne de meetings dans toute la France entreprise par Georges Marchais »1. Il prend régulièrement la défense du service public audiovisuel, estimant qu'il a pour rôle d'« assurer l'indépendance économique et culturelle de la nation dans la liberté et le pluralisme nécessaires » 2. En 1985, il combat le projet de création d'une cinquième chaîne de télévision. Surtout, en 1986, il mène avec force l'opposition du groupe sénatorial communiste à la privatisation de TF1 : à ses yeux, la première chaîne de télévision « est bradée au privé », ce qui menace « l'identité culturelle et nationale » française, ouvrant notamment « la porte toute grande aux séries et aux capitaux américains. » 3

Il se soucie également de tous les sujets culturels, déplorant la faiblesse du budget de la culture bien qu'il soutienne les efforts des gouvernements de gauche à compter de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Il soutient par ailleurs l'adoption d'un prix unique du livre proposée par le ministre de la Culture, Jack Lang, en 1981.

J. Marson ne consacre pas son mandat sénatorial aux seules questions audiovisuelles et culturelles. Le premier magistrat de La Courneuve, membre de la commission nationale pour le développement social des quartiers ainsi que de la commission des maires sur la sécurité, suit aussi de près les sujets concernant les communes de la région parisienne. Il prend la parole au sujet de la situation de la Cité des 4 000 à La Courneuve (1977), des fermetures de classes dans sa ville (1985) ou des suppressions d'emplois dans le bâtiment en Île-de-France (1985). Plus largement il se préoccupe des collectivités locales. Il intervient ainsi en séance publique à propos de la fiscalité directe locale (1978), de la dotation globale de fonctionnement versée par l'État aux communes (1978) et du développement des responsabilités des collectivités locales (1979).

La dégradation de l'environnement, notamment par les industries, inquiète par ailleurs beaucoup le sénateur de la Seine-Saint-Denis. Il cosigne ainsi en 1978 une proposition de loi tendant à créer une commission d'enquête parlementaire sur les problèmes de l'environnement et du cadre de vie des Français. Puis en 1983 il est nommé membre de la commission de contrôle des services publics responsables de l'application des dispositions concernant les déchets industriels toxiques.

Lors de scrutins publics, il approuve la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Il vote contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980 et s'abstient sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982.

Ne se représentant pas aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986, il se consacre dès lors entièrement à La Courneuve. Réélu à la tête de la ville en 1989 et 1995, il démissionne de son mandat de premier édile en 1996, vingt-trois ans après son accession à la mairie. L'année suivante, il est promu chevalier de la Légion d'honneur. Il s'éteint le 1er décembre 2017 à l'âge de quatre-vingt-onze ans.

1 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 1er décembre 1980, p. 5586.

2 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 24 novembre 1984, p. 3523.

3 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 25 juin 1986, p. 1949.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur ; tableau des élections.

Who's who in France (plusieurs éditions).

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Photo de M. James MARSON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 1er novembre 1926
Décédé le 1er décembre 2017
Profession
Dessinateur industriel
Département
Seine-Saint-Denis