Appartenance politique :
Membre du Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale
État civil :
Né le 25 novembre 1900
Décédé le 5 octobre 1977
Profession :
Administrateur de biens
Département :
Gironde

Travaux parlementaires

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

MONICHON (Max)

Né le 25 novembre 1900 à Mios (Gironde)

Décédé le 5 octobre 1977 au Bouscat (Gironde)

Sénateur de la Gironde de 1948 à 1958

Max Monichon est venu assez tard à la vie politique. Après des études secondaires en Gironde, il devient clerc de notaire puis, rapidement, agent immobilier. Ce n'est qu'à 47 ans qu'il entame une carrière politique qui ne prendra fin qu'à sa mort. En octobre 1947, Max Monichon est élu conseiller municipal, adjoint au maire du Bouscat, petite ville des environs de Bordeaux. Moins d'un an plus tard, le 23 août 1948, il devient maire de cette commune, et le restera jusqu'en 1977.

C'est la même année, le 7 novembre 1948, qu'il est élu au Conseil de la République sur la liste du Centre républicain, en remplacement de Jean Sourbet, démissionnaire. Il ne quittera plus la Haute Assemblée, réélu régulièrement jusqu'à sa mort.

En 1949, Max Monichon est nommé membre de la commission de l'éducation nationale, des beaux-arts, des sports, de la jeunesse et des loisirs, (devenue en 1953 commission de l'éducation nationale), dont il restera membre jusqu'en 1958. Il dépose une proposition de résolution pour inviter le gouvernement à prendre des mesures après les incendies de forêts des landes de Gascogne, et participe au débat sur les questions orales relatives à la politique agricole du gouvernement.

En 1950, il devient membre de la commission du suffrage universel, du contrôle constitutionnel, du règlement et des pétitions, (devenue en 1953 commission du suffrage universel). Il restera également membre de cette commission jusqu'en 1958. Il intervient dans la discussion de la proposition de résolution tendant à venir en aide aux victimes de calamités atmosphériques.

En 1951, il dépose une proposition de résolution concernant les marchés de gré à gré passés par les communes. Il dépose également un rapport au nom de la commission du suffrage universel sur le projet de loi tendant à modifier la loi relative à l'élection des membres de l'Assemblée nationale, et une proposition de loi tendant à modifier cette nouvelle loi. Il pose deux questions orales, l'une au ministre de l'agriculture à propos de l'approvisionnement des viticulteurs en sulfate de cuivre, l'autre au ministre du budget pour suggérer un report des échéances fiscales, en raison des efforts importants déjà demandés aux contribuables.

Max Monichon pose en 1952 une question orale au ministre des finances et des affaires économiques sur les conséquences économiques de l'arrêt des exportations de bois résineux en provenance du massif de Gascogne. Il dépose deux propositions de résolution, demandant au gouvernement d'aider, d'une part les victimes de l'orage ayant ravagé les récoltes de plusieurs cantons de la Gironde, d'autre part les victimes des inondations qui ravagent Bordeaux et ses environs. Il dépose une troisième proposition de résolution demandant des mesures pour éviter la crise économique et sociale très sévère qui menace la région des landes de Gascogne.

En 1953, Max Monichon devient membre suppléant de la commission des finances, dont il démissionne la même année, et de la commission des boissons. Il intervient dans la discussion des projets de loi de finances pour 1953 et 1954, ainsi que dans la discussion du budget du ministère des travaux publics, des transports et du tourisme, du ministère de l'agriculture, et dans la discussion du projet de loi relatif aux comptes spéciaux du Trésor. Il dépose des amendements à tous ces projets de loi.

En 1954, toujours membre titulaire de la commission de l'éducation nationale et de la commission du suffrage universel, il est à nouveau nommé membre suppléant de la commission des boissons et de la commission des finances. Il restera dans ces quatre commissions jusqu'en 1958. Cette même année, il est entendu lors du débat sur l'organisation des marchés agricoles, et explique son vote sur la proposition de résolution qui en résulte. ll intervient également sur le projet de loi relatif à diverses dispositions d'ordre fiscal, et dépose cinq amendements à cette occasion ; il prend encore part aux discussions relatives au régime de l'allocation de vieillesse agricole, et aux dépenses des services financiers pour 1955.

Réélu le 19 juin 1955, Max Monichon est nommé vice président de la commission de l'éducation nationale. Il dépose deux propositions de loi, tendant à modifier l'une la loi fixant les contingents de décorations pour les administrations publiques, l'autre la loi relative à l'élection des conseillers de la République. Il prend part à la discussion du budget de l'éducation nationale pour 1955 et à la discussion du projet de loi relatif aux comptes spéciaux du Trésor pour 1955.

En 1955-1956, il dépose deux propositions de loi visant à relever les maxima des marchés départementaux et communaux. Il dépose également un rapport au nom de la commission du suffrage universel sur le projet de loi relatif à l'élection des membres de l'Assemblée nationale. Il intervient à de nombreuses reprises cette année-là, sur des sujets variés, comme la réglementation du marquage des ovins, la répartition des dépenses d'assistance, les dommages de guerre, la politique agricole du gouvernement, ou encore l'évolution des territoires d'outre-mer.

En 1956-1957, Max Monichon dépose trois nouvelles propositions de résolution : l'une demande l'exonération des droits de mutation pour les cessions de bois et forêts à titre gratuit ; une autre demande des secours aux sinistrés de la tempête et des inondations en Gironde ; la troisième enfin concerne la redevance tréfoncière pour les gisements d'hydrocarbures liquides et gazeux. Il dépose également, au nom de la commission des boissons, un avis sur la modification du code des débits de boissons, et un rapport sur les propositions de loi visant à obtenir des aides pour les viticulteurs victimes des gelées de l'hiver 1955-1956. D'autre part, il intervient lors du débat sur la situation du personnel des eaux et forêts, et dans la discussion du projet de loi portant autorisation et déclaration d'utilité publique de certains travaux. Il prend également part au débat sur les maxima des marchés départementaux et communaux, et à la discussion de la proposition de loi sur la France d'outre-mer.

En 1957-1958, Max Monichon démissionne de son poste de membre suppléant de la commission des finances, et est à nouveau nommé vice-président de la commission de l'éducation nationale. Au nom de la commission du suffrage universel, il dépose quatre rapports sur le statut des membres du Conseil de la République : l'un sur le projet de loi relatif à la prorogation du mandat des sénateurs élus en Algérie, un deuxième sur le projet de loi modifiant la loi relative à l'élection des conseillers de la République, et deux autres sur le projet de loi modifiant la loi relative à l'élection des conseillers de la République représentant les citoyens français résidant au Maroc, en Tunisie, au Cambodge, au Laos et au Viet-Nam. Il intervient lors des discussions relatives à ces projets de loi, et prend également part, en qualité de rapporteur pour avis de la commission des boissons, à la discussion portant sur la majoration du droit de circulation sur les vins. Il participe enfin à la discussion du projet de loi de finances pour 1958.

Les 2 et 3 juin 1958, Max Monichon vote pour les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle. Il est nommé membre de la commission spéciale chargée d'élaborer le règlement provisoire du Sénat, de la commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et de l'administration générale, ainsi que membre suppléant délégué représentant la France à l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe.

Ve République

MONICHON (Pierre, André, Maxime dit Max)

Né le 25 novembre 1900 à Mios (Gironde)

Décédé le 5 octobre 1977 au Bouscat (Gironde)

Sénateur de la Gironde de 1948 à 1977

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome V, pp. 437-439)

Max Monichon s'assure des réélections faciles qu'il doit à sa défense des intérêts girondins. Le président du groupe forestier et sylvicole du Sénat et du Comité de contrôle du fonds forestier national (décembre 1955) est membre de la Commission des Landes de Gascogne. Elu « paysan », il préside le syndicat départemental d'énergie électrique de la Gironde. Il s'intéresse au patrimoine en dirigeant l'Association pour la Renaissance des châteaux des ducs d'Epernon à Cadillac. Son influence sur les maires ruraux explique des succès obtenus au premier tour. Ils sont d'autant plus faciles qu'il n'a pas de véritables rivaux au centre et à droite. Le 26 avril 1959, les quatre candidats de la liste Républicaine d'union et de défense des collectivités locales et des intérêts girondins l'emportent largement sur leurs concurrents communistes et isolés. Max Monichon, « propriétaire et commerçant, sénateur-maire du Bouscat » réunit 1 226 voix sur 1 978 suffrages exprimés. Le 23 septembre 1962, les candidats de la liste d'action républicaine et de défense des collectivités locales et des intérêts girondins repassent au premier tour face à cinq listes de gauche. Max Monichon recueille 1 452 voix sur 1 917 suffrages exprimés. Le 26 septembre 1971, le même candidat, directeur d'agence immobilière, présenté en tant qu'« administrateur de biens », appartient à la liste centriste d'Union républicaine et de défense des collectivités locales et de l'expansion économique. Il s'assure un autre succès personnel (1 243 voix alors que la majorité absolue passe à 1 071 voix) mais les socialistes conquièrent un siège.

Au Sénat, Max Monichon se réinscrit naturellement au groupe du Centre républicain d'action rurale et sociale (CRARS). Petite par le nombre, cette formation agit « en faveur de l'expansion économique notamment dans le domaine agricole, et avec les collectivités locales, de l'équipement du monde rural ainsi que des régions sous-développées. » Cela convient très bien à celui qui devient vice-président de son groupe le 10 octobre 1967 puis, après le décès d'Hector Peschaud, sénateur du Cantal, président le 3 octobre 1968. Le 4 octobre 1971, le CRARS devient RIAS, groupe des Républicains indépendants d'action sociale, et Max Monichon le rattache définitivement à la majorité parlementaire. Max Monichon assume également de nouvelles responsabilités au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), alors en perte de vitesse. Membre de sa commission exécutive de 1955 à 1961, il participe à la fondation, en juin 1975, de la Confédération des indépendants dont il est un des vice-présidents.

Le sénateur de la Gironde appartient à plusieurs commissions et conseils au sein du Sénat. Il siège successivement dans deux commissions permanentes. Le 21 janvier 1959, il entre dans celle des lois et rapporte en son nom le projet de loi relatif à l'élection des députés à l'Assemblée nationale représentant les territoires d'outre-mer (23 juillet 1959). Il en démissionne le 25 juillet 1959 pour rejoindre la commission des finances dont il gravit plusieurs échelons : secrétaire le 7 octobre 1970, vice-président le 7 octobre 1971. Son « tempérament travailleur, méticuleux, perfectionniste », selon les mots du président Alain Poher, y fait merveille. Pas une seule année jusqu'en 1976 ne se passe sans qu'il intervienne dans la discussion des projets de loi de finances, notamment en qualité de rapporteur spécial du budget annexe des prestations sociales agricoles (BAPSA).

Quatre orientations structurent l'action parlementaire de l'élu girondin qui reste fidèle à son programme politique : la protection d'un monde rural qui entre dans la modernité, l'autonomie des collectivités locales, la défense des productions gasconnes et le soutien de l'action gouvernementale. Car Max Monichon attend beaucoup de l'Etat et il accorde son soutien aux politiques menées si son département bénéficie des aides escomptées.

Le rapporteur spécial du BAPSA, s'il recommande toujours d'adopter ce budget, reste attentif au devenir de la petite exploitation, encore importante par le nombre dans le sud-ouest. Au nom de l'« égalité des citoyens dans un même pays » (11 décembre 1959), il demande, dans le cadre de l'application de la loi d'orientation agricole, que l'Etat prenne en charge le surplus des dépenses sociales pour financer l'allocation supplémentaire retraite (24 novembre 1961). Il démontre l'insuffisance du régime de protection des exploitants (26 novembre 1966 et 3 décembre 1968). La parité avec le régime général est enfin obtenue dans le projet exposé le 3 décembre 1974, ce qui satisfait le législateur. Lors de l'examen des projets de loi de finances, Max Monichon défend l'exploitation agricole traditionnelle. Il demande plus de crédits pour les adductions d'eau et pour l'électrification rurale (27 novembre 1970), une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) réduite pour l'électricité à usage agricole domestique (22 novembre 1971), l'alignement de la TVA agricole sur celles du commerce et de l'industrie (23 novembre 1973) et un alignement de la fiscalité (plus-values) pour les terrains agricoles et forestiers expropriés dans un but d'intérêt public (14 décembre 1973). Les difficultés du monde agricole qui entre dans la crise économique plaident selon lui en faveur de l'électrification à terminer, et des revenus qu'il faut augmenter (3 décembre 1974 et 26 novembre 1975). Il rapporte pour avis le projet de loi relatif à l'assurance des travailleurs de l'agriculture contre les accidents du travail et les maladies professionnelles le 24 novembre 1971. Lors de la discussion de questions orales et lors de débats provoqués par le Gouvernement, des thèmes identiques reviennent. Le 9 juillet 1962, Max Monichon réclame un débat sur les problèmes agricoles. Le 11 mai 1976, il questionne d'une manière critique le Gouvernement sur sa politique agricole (baisse du pouvoir d'achat entre autres). Il s'occupe aussi de problèmes connexes. Le 22 juin 1971, il demande la réforme du régime d'assurance vieillesse pour les travailleurs non salariés non agricoles (artisans et commerçants) menacés par l'extension des grandes surfaces.

Les collectivités territoriales bénéficient de sa grande vigilance. Plusieurs amendements sont déposés lors de la discussion du projet de loi relatif aux « communautés urbaines » adopté en nouvelle lecture le 15 décembre 1966. La représentation des petites communes est demandée et le sénateur girondin réclame une dotation budgétaire suffisante pour elles. L'autonomie financière justifie ses interventions lors de la discussion du projet de loi relatif à la gestion municipale et aux libertés communales (15 décembre 1970) et de la discussion du projet de loi sur la fusion et le regroupement de communes (16 juin 1971). Il demande aussi des crédits conséquents lors de l'examen des projets de loi de finances (26 novembre 1961 et 21 novembre 1967) et des dotations budgétaires pour les personnels (6 décembre 1972). Le 10 décembre 1975, il obtient le transfert d'un milliard de francs d'aide aux collectivités locales pour l'année à venir.

L'élu provincial n'oublie pas les productions et les activités motrices de la Gironde. Max Monichon, orphelin d'un père menuisier, né dans un village de la forêt landaise, élevé par son grand-père, défend les cours des produits sylvicoles, de la vigne et de la mer. Chaque fois, une question orale précède toute proposition de modification de la loi, toujours dans le sens d'une fiscalité allégée. Le 19 juillet 1960, la faiblesse des crédits alloués au fonds forestier justifie une demande en faveur de l'augmentation du nombre des techniciens, surtout dans les Landes de Gascogne. Le 21 mai 1968, la gemme et les produits résineux menacés par la concurrence étrangère font l'objet d'une autre question. Le 4 décembre 1973, l'incitation au boisement et à la création d'une direction des forêts forment la trame d'une question qui concerne la forêt en tant que patrimoine national. Max Monichon propose plusieurs amendements au projet de loi relatif à la structure foncière des forêts françaises (23 et 24 juillet 1963), notamment pour renforcer le contrôle public. Il approuve les projets de loi relatifs à la protection et à la reconstitution des massifs forestiers (2 juin 1966) et à l'amélioration des structures forestières (15 avril 1971). Il critique dans ce dernier la taxe de défrichement. Il n'oublie en rien leurs compléments financiers lors de l'examen des projets de loi de finances. Il réclame le rétablissement à 300 millions de francs (anciens) les crédits du fonds forestiers national le 10 décembre 1959, l'alourdissement de la taxation des produits de scierie importés le 28 novembre 1960, la suspension des taxes forestières sur les bois bruts de pins maritimes destinés à l'exportation le 19 juillet 1961, l'aide à la production de la gemme et des produits résineux des Landes les 15 novembre 1963, 24 novembre 1967, 2 décembre 1968 et 9 décembre 1969, l'abattement de 40% pour les revenus à déclarer lors de ventes de bois le 18 décembre 1974. Il est souvent entendu. Il amende le projet de loi portant contentieux fiscal du 19 novembre 1959 en faisant adopter un texte qui allège la fiscalité pour les successions et donations de propriétés en nature de bois et forêts. Il fait baisser la taxation des produits du bois à 12% dans le projet de loi portant réforme des taxes sur le chiffre d'affaires (20 octobre 1965). Il est bien l'homme des intérêts forestiers au Sénat. Les productions viticoles du Médoc obéissent à une logique similaire de défense. Les amendements proposés au projet de loi relatif à l'organisation interprofessionnelle du vin le 11 juin 1965 alignent les taxes parafiscales. Le calcul du bénéfice forfaitaire pour l'impôt général sur le revenu tient compte, après son intervention, de la moyenne des quantités récoltées pour le projet de loi de finances pour 1962 (28 novembre 1961). Il demande encore une TVA réduite pour le vin, à la fois aliment et « boisson nationale » et il soutient la chaptalisation (27 novembre 1970). L'ostréiculture du bassin d'Arcachon en crise à cause d'une surmortalité et des difficultés d'une profession criblée d'emprunts fait l'objet d'une question orale terminée par une panoplie de solutions (8 juin 1971).

Max Monichon se situe résolument dans la majorité parlementaire, ce qui lui vaut d'ailleurs les railleries de la gauche sénatoriale qui lui reproche ses votes favorables à tous les gouvernements. Il approuve le projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (3 février 1960), la réforme des régimes matrimoniaux (11 mai 1965), la loi portant création et organisation des régions (29 juin 1972), la loi d'orientation du commerce et de l'artisanat - loi d'« apaisement et de paix sociale » - le 21 novembre 1973, et la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité le 18 juin 1974. Il se prononce également pour le développement de l'industrie nucléaire et pour la construction européenne lors du débat engagé par le Gouvernement à ce sujet le 22 janvier 1974. Il soutient la loi qui instaure la taxe professionnelle en remplacement de la patente le 25 juin 1975. Il approuve la rigueur financière, entre autres la loi portant imposition des plus-values et création d'une taxe forfaitaire sur les métaux précieux, les bijoux, les objets d'art, de collection et d'antiquité les 7 et 8 juillet 1976. Le président du groupe RIAS approuve toutes les réformes constitutionnelles qui élargissent les attributions du Parlement : le quinquennat présidentiel le 18 octobre 1973, la révision de l'article 61 de la Constitution relatif à la saisine du Conseil constitutionnel le 16 octobre 1974, et la modification de l'article7 de la Constitution relatif au Congrès du Parlement le 14 juin 1976. En revanche, les textes qui libéralisent la société ne recueillent pas son approbation. Il s'abstient sur la proposition de loi relative à la régulation des naissances le 5 décembre 1967 et sur la loi portant réforme du divorce le 18 juin 1975. Il émet un avis négatif sur le projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse le 20 décembre 1974.

Des ennuis de santé ralentissent l'activité de Max Monichon à partir de 1975. Le 21 mai 1975, le président du Sénat Alain Poher l'accueille par ces termes : « Le Sénat est heureux de vous retrouver, mon cher Président. » Mais le 3 décembre 1976, son rapport relatif au BAPSA est lu par un de ses collègues car il a dû s'absenter. Il décède dans sa ville du Bouscat dont il était maire honoraire. Son éloge funèbre, lu le 18 octobre 1977, valorise « un authentique représentant du Sénat » et ses réalisations municipales à caractère social et collectif. Le ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, René Monory, s'associe à ces paroles et le lendemain, lors de ses obsèques célébrées en l'église Sainte-Clotilde-du-Bouscat, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre Maurice Ligot représente le Gouvernement. Le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, lui rend hommage par télégramme : « En trente ans de vie parlementaire, Max Monichon a constamment fait prévaloir le sens de l'intérêt général et a témoigné d'une connaissance profonde des problèmes qui touchent à la vie quotidienne des Français. »

Elu le 26 avril 1959
Réélu le 23 septembre 1962
Réélu le 26 septembre 1971
Fin de mandat le 5 octobre 1977 (décédé)

Vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
Membre du Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Max MONICHON

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