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PADO Dominique

Ancien sénateur de la Seine
  puis de Paris

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 3 avril 1967 (en remplacement de M. Jacques BAUMEL, élu député) (Seine)
  • Elu le 22 septembre 1968 (Paris)
  • Réélu le 25 septembre 1977 (Paris)
  • Réélu le 28 septembre 1986 (Paris)
  • Fin de mandat le 18 mai 1989 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PADO (Dominique)

Né le 24 mai 1922 à Oletta (Corse) Décédé le 18 mai 1989 à Paris

Sénateur de Paris de 1967 à 1989

Dominique Pado, de son vrai nom Padovani, voit le jour le 24 mai 1922 à Oletta, village corse situé près de Bastia. Élève aux lycées Rollin et Buffon à Paris puis au lycée Thiers à Marseille, il étudie ensuite aux facultés de droit d'Aix-en-Provence et de Paris. De ses années parisiennes, il conserve surtout le souvenir de sa participation, le 14 novembre 1940, à une manifestation de protestation contre la répression allemande des lycéens et étudiants qui avaient défilé sur les Champs-Élysées le 11 novembre précédent.

S'il écrit dès 1942 au quotidien sportif L'Auto, c'est à partir de septembre 1944 qu'il embrasse véritablement la carrière de journaliste : il entre à L'Aurore, quotidien fondé par Robert Lazurick, et y reste pendant trente-quatre ans. Il y occupe tour à tour les fonctions de chef du service étranger, rédacteur en chef adjoint, directeur des services de politique étrangère, rédacteur en chef, directeur politique et enfin codirecteur de

1973 à 1978. Ce grand reporter et éditorialiste écrit de très nombreux articles dans les colonnes de L'Aurore, notamment sur le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 et la guerre d'Algérie. En 1947, il reçoit les prix Albert-Londres et Aujourd'hui pour un reportage clandestin effectué en URSS.

En 1978, il quitte L'Aurore en raison de son désaccord avec les conditions de son rachat par Robert Hersant. Il devient alors éditorialiste pour La Haute-Marne libérée pendant près de dix ans. Membre des jurys du prix Albert-Londres et Aujourd'hui, administrateur de l'Association des journalistes parisiens, il appartient également aux associations de la presse diplomatique, des grands reporters français et des rédacteurs en chef.

Parallèlement à sa carrière de journaliste, il s'engage dans la vie politique. Après une candidature infructueuse aux élections législatives de novembre 1958 dans la vingt-cinquième circonscription de Paris - il n'obtient que 1 480 des 43 366 suffrages exprimés au second tour -, il est élu conseiller municipal parisien en mars 1959. Il le demeure jusqu'en 1965 et vice-préside le Conseil municipal parisien en 1959-1960. Retrouvant ensuite l'Hôtel de Ville de Paris après les élections municipales de mars 1983, il est nommé adjoint chargé de l'enseignement.

Il se présente également aux élections sénatoriales dans la Seine le 26 avril 1959. Il n'est toutefois pas élu puisque, avec 1 264 des 6 003 suffrages exprimés, la liste d'Union pour la nouvelle République (UNR) sur laquelle il figure en huitième position n'obtient que cinq sièges. Ce partisan de l'Algérie française s'éloigne ensuite du gaullisme et devient membre du conseil politique du Centre démocrate en 1966. En mars 1967, c'est sous cette étiquette qu'il sollicite de nouveau un mandat parlementaire : candidat lors des élections législatives dans la quatrième circonscription de Paris, il ne recueille que 7 740 des 34 209 suffrages exprimés au premier tour et est battu au second tour par le député gaulliste sortant Pierre Bas, réélu avec 17 571 voix contre 10 412 des 27 983 suffrages exprimés pour son adversaire.

Il fait toutefois son entrée au Sénat le 3 avril 1967 en remplacement de Jacques Baumel, élu député des Hauts-de-Seine. Il s'inscrit alors au groupe des Républicains indépendants. Il se représente aux élections sénatoriales du 22 septembre 1968. Sa liste d'entente centriste pour le progrès et la démocratie moderne recueillant 304 des 2 847 suffrages exprimés, ce qui permet à Dominique Pado, en qualité de tête de liste, d'être réélu. Membre du bureau national de l'Union de réformateurs en 1971 puis du Centre des démocrates sociaux à

partir de 1976, il sollicite de nouveau la reconduction de son mandat lors des élections sénatoriales du 25 septembre 1977. Troisième sur la liste de l'Union de la Majorité qui obtient 1 477 des 2 381 suffrages exprimés et huit des douze sièges à pourvoir, il est aisément réélu. Il conserve une dernière fois son fauteuil sénatorial lors des élections du 28 septembre 1986 : il figure en troisième position sur la liste d'Union de la Majorité qui, avec

1 989 des 2 351 suffrages exprimés, recueille onze des douze sièges à pourvoir.

D'abord membre du groupe sénatorial des Républicains indépendants de 1967 à 1977, il rejoint les rangs de l'Union centriste à partir de 1977. Après un passage par la commission des affaires culturelles en 1967 et

1968, il est membre de celle des affaires étrangères de 1968 à 1977 avant de siéger de nouveau à la commission des affaires culturelles de 1977 à 1989. Au Palais du Luxembourg, il s'intéresse aux questions de politique étrangère. Il est du reste membre des 35e et 36e sessions de l'Assemblée générale des Nations unies en 1980 et

1981.

Mais c'est avant tout aux problèmes de l'audiovisuel et de la presse que ce journaliste consacre l'essentiel de son activité sénatoriale. Nommé membre en 1974 de la délégation parlementaire pour la radiodiffusion- télévision française, devenue celle pour la communication audiovisuelle en 1982, il la préside de 1976 à 1986. Il est également nommé président du groupe sénatorial de réflexion sur l'audiovisuel en 1982. Il intervient très souvent en séance publique sur les questions audiovisuelles, qu'il s'agisse de la publicité à la télévision (1967), du journal télévisé (1968), du statut de l'ORTF (1971), du droit de grève dans le service public audiovisuel (1979) ou du projet de loi sur la communication audiovisuelle (1982).

Il n'a surtout de cesse de défendre la liberté de la presse. Il s'inquiète notamment de l'utilisation de l'ORTF par le Gouvernement en vue du référendum sur la réforme du Sénat en 1969 ou de la découverte de microphones dans les locaux du Canard enchaîné en 1973. Vice-président de la commission spéciale du Sénat sur la liberté de la presse en 1983, il se montre très actif lors de la discussion du projet de loi visant à assurer la transparence financière et le pluralisme de la presse en 1984.

S'il ne participe pas au scrutin sur la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967, il vote de nombreuses lois : la loi portant création et organisation des régions (1972), la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1974), la loi portant réforme du divorce (1975), la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980), la loi portant abolition de la peine de mort (1981), la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982) et la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988).

Outre sa double carrière de journaliste et d'élu parisien, Dominique Pado est l'auteur de plusieurs ouvrages : Maurras, Béraud, Brasillach (1945), 13 mai, histoire secrète d'une révolution (1958) et Les 50 jours d'Alain Poher (1969).

Transporté à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce à la suite de difficultés respiratoires, il s'y éteint le 18 mai 1989, quelques jours avant son soixante-septième anniversaire.

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Photo de M. Dominique PADO, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 24 mai 1922
Décédé le 18 mai 1989
Profession
Journaliste
Département
Paris