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ROGER Jean

Ancien sénateur de Tarn-et-Garonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 21 mars 1984 (en remplacement de M. Pierre TAJAN, décédé)
  • Elu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ROGER (Jean)

Né le 30 septembre 1923, à Saint-Sardos (Tarn-et-Garonne) Décédé le 18 juin 2011, à Montauban (Tarn-et-Garonne)

Sénateur du Tarn-et-Garonne de 1984 à 1995

Né dans une vieille famille d'artisans ruraux - son père et son grand-père sont forgerons, Jean Roger va à l'école primaire de son village natal, puis poursuit ses études au collège de Castelsarrasin. Après avoir obtenu son baccalauréat, l'enfant de Saint-Sardos s'inscrit à la faculté de médecine de Toulouse, avant que son attachement à la ruralité l'oriente vers l'école vétérinaire. Une fois diplômé, il s'installe dans son village natal.

Sa carrière politique débute en 1970, lorsqu'il se présente comme candidat du Mouvement radical de gauche (MRG) aux élections cantonales de mars : élu dans le canton de Verdun-sur-Garonne, il est par la suite régulièrement reconduit à cette fonction jusqu'en 1994. Son ancrage local se confirme en 1971, lorsqu'il devient maire de son village natal. A l'occasion des élections sénatoriales de septembre 1977, le maire et conseiller général de Saint-Sardos est choisi comme suppléant du sénateur sortant Pierre Tajan, élu en 1975 à la suite d'une élection partielle. Le décès brutal de ce dernier le 20 mars 1984 conduit Jean Roger à lui succéder au Palais du Luxembourg. A l'issue de ce premier mandat, le sénateur du Tarn-et-Garonne est réélu en septembre 1986, en compagnie de Jean-Michel Baylet, président du MRG.

A son arrivée au Sénat, l'élu du Tarn-et-Garonne s'inscrit en octobre au groupe de la Gauche démocratique, qui devient en avril 1989 le Rassemblement démocratique et européen. D'abord nommé à la commission des affaires culturelles, Jean Roger rejoint ensuite en octobre 1986 la commission des affaires économiques. Son activité au sein de ces commissions le conduit à participer à trois missions à l'étranger, à l'issue desquelles il remet trois rapports : un premier porte sur les relations culturelles avec la Finlande en septembre 1985 ; un second évoque l'économie américaine, notamment l'agriculture, en prévision des négociations du GATT (septembre 1991) ; enfin, en décembre 1993, un dernier concerne les mutations économiques et les relations commerciales avec la France d'anciens pays du bloc socialiste (Russie, Ukraine, Bulgarie, Pologne). Cosignataire de six propositions de loi, Jean Roger adresse également plus d'une vingtaine de questions au Gouvernement, évoquant aussi bien le versement de l'allocation de vétérance aux pompiers volontaires (1992 et 1993) que les quotas laitiers en Tarn-et-Garonne (1984 et 1987) ou les difficultés pour les petites communes rurales de recruter des arbitres de football (1986).

En séance publique, les sujets agricoles occupent une part importante des interventions de Jean Roger. L'une de ses premières prises de parole, le 21 novembre 1984, à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances pour 1985, est pour défendre un amendement proposant un allègement de la TVA sur les carburants utilisés en agriculture. Mais Jean Roger dénonce également le désengagement de l'Etat dans l'agriculture, la diminution du revenu des agriculteurs, l'insuffisance des primes d'installation aux jeunes agriculteurs et le non alignement de la retraite agricole sur le régime général. Dans la suite de sa carrière sénatoriale, il intervient régulièrement lors des discussions budgétaires pour défendre les crédits alloués à l'agriculture, notamment de

1988 à 1991. Le 11 décembre 1985, à l'occasion de la discussion du projet de loi autorisant la ratification du traité relatif à l'adhésion à la CEE de l'Espagne et du Portugal, le sénateur du Tarn-et-Garonne se félicite d'une

« extension de la latinité » au sein de la Communauté européenne et d'un « rééquilibrage vis-à-vis des Anglo-

Saxons ». Mais il fait également part de ses inquiétudes : l'adhésion de l'Espagne, où les salaires sont deux fois moins élevés qu'en France et où les charges sociales sont très réduites, risque de condamner beaucoup d'exploitations agricoles françaises à disparaître. Tout en se déclarant « Européen convaincu », Jean Roger refuse de « laisser jouer l'avenir de l'agriculture du Tarn-et-Garonne à la roulette » et annonce qu'il s'abstiendra lors du vote du texte de ce projet de loi. L'une des ses dernières interventions, le 9 juin 1994, à l'occasion d'une déclaration du Gouvernement portant sur l'agriculture, lui permet de faire part une dernière fois de ses préoccupations touchant le monde agricole : Jean Roger y insiste sur les incertitudes de la réforme de la politique agricole commune, notamment dans le cadre d'une CEE élargie et à l'occasion des négociations du GATT.

Si l'agriculture occupe l'essentiel de ses prises de parole, le sénateur du Tarn-et-Garonne aborde également des questions plus politiques : le 17 février 1988, lors de la discussion du projet de loi relatif à la transparence financière de la vie politique, Jean Roger défend son amendement visant à la réduction, voire la suppression, du remboursement prévu par l'Etat des frais de campagne des candidats responsables d'affichage sauvage. Jean Roger s'abstient de voter la loi relative au revenu minimum d'insertion du 1er décembre 1988, s'oppose à la loi constitutionnelle intégrant le traité de Maastricht au droit français le 25 juin 1992, et vote la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale du 22 juillet 1993.

Lorsque s'achève son mandat sénatorial le 1er octobre 1995, Jean Roger, qui vient d'avoir soixante-douze

ans, décide de ne pas se représenter. L'ancien sénateur demeure maire de Saint-Sardos jusqu'en 2001. Bien que retiré ensuite de la vie politique, il écrit en septembre 2008 au président de la République Nicolas Sarkozy pour protester solennellement contre la fermeture de bureaux de poste dans une trentaine de petites communes du Tarn-et-Garonne.

Il décède le 18 juin 2011, à l'âge de 87 ans. Il était chevalier de la Légion d'honneur. A l'occasion de ses obsèques, le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, salue un homme « cultivé, attaché à ses convictions et aux valeurs humanistes ».

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Photo de M. Jean ROGER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
Etat-civil
Né le 30 septembre 1923
Décédé le 18 juin 2011
Profession
Vétérinaire
Département
Tarn-et-Garonne