Allez au contenu, Allez à la navigation

YVON Joseph

Ancien sénateur du Morbihan

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 26 septembre 1965
  • Réélu le 22 septembre 1974
  • Fin de mandat le 2 octobre 1983 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires économiques

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

YVON (Joseph)

Né le 28 août 1906 à l'Ile-de-Groix (Morbihan)

Décédé le 7 juillet 1998 à Lorient (Morbihan)

Membre de la deuxième Assemblée nationale constituante (Morbihan)

Député du Morbihan de 1946 à 1951

Sénateur du Morbihan de 1952 à 1983

Sous la Ve République, Joseph Yvon est réélu sénateur à trois reprises. Menant la liste d'Union Républicaine indépendante aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, il élu dès le premier tour avec 784 voix sur les 1369 suffrages exprimés. Aux élections sénatoriales du 26 septembre 1965, il dirige la liste d'Entente républicaine et est réélu dès le premier tour, obtenant 876 voix sur 1384 suffrages exprimés. Aux élections du 22 septembre 1974, il se présente en deuxième position sur la liste d'Union de la majorité menée par Raymond Marcellin, ministre de l'Intérieur de 1968 à 1974. Il est élu au second tour, obtenant 775 voix sur les 1348 suffrages exprimés. Membre du groupe sénatorial de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP) à partir de 1976, il siège tout au long de son mandat à la commission des affaires économiques dont il occupe les fonctions de vice-président de 1959 à 1980.

Joseph Yvon travaille sur les projets de lois relatifs à la construction navale et au transport maritime. En 1972, il interpelle le ministre des transports sur les difficultés de l'industrie de la construction navale française soumise aux fluctuations du marché mondial et à la concurrence de certaines entreprises étrangères situées dans des pays à commerce d'Etat. Il donne l'exemple de commandes de bateaux de pêche passées par des armateurs français à la Pologne ou à l'Espagne. Lors des débats autour du projet de loi de finances pour 1977, il évoque la crise de la construction navale liée à la diminution des carnets de commande et à la concurrence japonaise. Il demande alors au Gouvernement de soutenir davantage ce secteur au niveau européen dans le cadre de la politique européenne commune. Il met en avant les efforts entrepris dans sa région pour investir dans l'aménagement portuaire afin de faire face à la concurrence des ports d'Anvers, d'Amsterdam et Rotterdam. A l'occasion du vote du projet de loi de finances pour 1967, il présente ainsi le statut du port de pêche de Lorient et l'extension du port de commerce de Lorient vers un lieudit « Le Rohu ». Rapporteur pour avis du projet de loi de finances 1970, il met en avant le projet de construction d'un appontement dans la baie de Douarnenez.

Par ailleurs, Joseph Yvon consacre une part importante de son activité parlementaire à défendre les intérêts des pêcheurs. Il évoque à plusieurs reprises les difficultés économiques et sociales rencontrées par les gens de mer lors de ses interventions personnelles ou en tant que rapporteur pour avis des crédits de la marine marchande et de la pêche lors des discussions des projets de loi de finances. Il demande une augmentation des aides de l'Etat aux activités et aux ports maritimes. En 1975, il approuve la création d'un fonds d'intervention et d'organisation du marché des produits de la pêche maritime mais critique l'année suivante le VIIe Plan de développement économique et social qui néglige la vocation maritime de la France. En 1978, il demande la création d'un ministère de la mer. Lors des discussions des crédits consacrés aux transports du projet de loi de finances, il critique le désintérêt général pour les problèmes de la mer sauf en cas d'événements sportifs ou dramatiques. En 1982, il se félicite de la création d'un ministère de la mer et de l'augmentation des crédits ainsi que de la mise en place d'un plan intérimaire de deux ans de consolidation et d'expansion de la flotte de commerce.

En 1960, il demande l'amélioration des pensions des veuves de marins victimes d'accidents professionnels. Il revient en 1982 sur la nécessité de réévaluer les pensions de retraite des marins et décrit la situation dramatique de leurs veuves qui ne bénéficient pas d'un effort de solidarité suffisant. Entre 1963 et 1981, il siège au conseil supérieur de l'établissement national des invalides de la marine.

Vice-président de l'association pour la promotion et la protection des îles du Ponant, il se mobilise face à la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier l'Amoco-Cadiz au large des côtes bretonnes. En mars 1978, il participe à la commission d'enquête chargée d'examiner les décisions prises et les moyens mis en oeuvre par les autorités compétentes françaises, étrangères ou internationales suite à ce naufrage. En 1980, il interpelle l'Etat sur les mesures de prévention qui doivent être mises en place après le naufrage du pétrolier Tanio au large de l'île de Batz. Il critique le déclenchement tardif du plan Polmar à terre et demande que la Communauté économique européenne élabore une politique de prévention plus efficace, en contrôlant mieux l'état des navires en circulation. En 1981 et 1982, il dépose deux rapports sur un projet de loi visant à renforcer la lutte contre les épaves maritimes dangereuses.

Joseph Yvon vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965), la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (1967), la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980), la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions et de la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982). Il s'abstient sur la loi portant création et organisation des régions (1972) et sur la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974). Il s'oppose à la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1974), à la loi portant réforme du divorce (1975) et à la loi portant abolition de la peine de mort (1981).

Conseiller municipal de Lorient de 1947 à 1965 puis maire de Groix de 1971 à 1989, il est conseiller général de Groix jusqu'en 1982. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 2 octobre 1983. Le 1er avril 1988, il est décoré de la Croix d'officier de la Légion d'honneur par le président du Sénat, Alain Poher.

Retiré de la vie politique, il meurt à Lorient en 1998, à l'âge de 92 ans.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Joseph YVON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès
Etat-civil
Né le 28 août 1906
Décédé le 7 juillet 1998
Profession
Avocat
Département
Morbihan