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L'égalité femmes-hommes, un enjeu fondamental de solidarité internationale

Rapport d'information de Mme Claudine LEPAGE, fait au nom de la délégation aux droits des femmes n° 550 (2020-2021) - 4 mai 2021

Dans la perspective de l'examen d'un projet de loi de programmation relatif à l'aide publique au développement (APD), la délégation aux droits des femmes avait décidé, le 21 novembre 2019, d'inscrire à son programme de travail une réflexion sur l'égalité femmes-hommes comme enjeu de l'APD.

La délégation souhaitait en effet, en amont de la discussion du projet de loi et en concertation avec les principaux acteurs, associatifs et institutionnels, dresser un état des lieux et un bilan de la politique d'APD du point de vue de l'égalité femmes hommes, mais aussi ébaucher des pistes d'évolution pour orienter au mieux le financement de l'APD vers des projets favorables à l'autonomisation des femmes et au renforcement de leurs droits.

La crise sanitaire a rendu cette orientation encore plus nécessaire. Elle a en effet exacerbé, à travers le monde, les inégalités et les violences de genre déjà à l'oeuvre et pourrait avoir effacé, en une année seulement, les 25 ans de progrès réalisés en matière d'égalité femmes-hommes depuis la Conférence mondiale de l'ONU sur les droits des femmes qui s'est tenue à Pékin en 1995.

La délégation est convaincue que l'égalité des sexes et l'autonomisation économique et sociale des femmes constituent le socle essentiel d'un développement durable. C'est pourquoi, elle invite tous les acteurs de la politique de développement à systématiquement « chausser les lunettes » du genre pour la conception et la mise en oeuvre de la politique d'APD. Elle considère également que l'approche du genre ne saurait être que transversale : elle doit irriguer toute la politique de développement et de solidarité internationale, et plus largement la diplomatie féministe dans laquelle la France s'est engagée.

Dans cet esprit, la délégation aux droits des femmes formule neuf recommandations afin :

- d'une part, de rehausser les objectifs d'APD genrée et donner à la France les moyens, humains, techniques et financiers, de ses ambitions en la matière ;

- d'autre part, de mener une diplomatie féministe transversale plus ambitieuse.

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