Le résumé

Si les outre-mer représentent 4,18 pour cent de la population française, leur PIB total ne constitue que 2,45 pour cent du PIB national. L'Agence française de développement (AFD) estimait en 2021 que leur croissance à l'horizon 2050 sera « molle, déséquilibrée et insuffisante », le PIB par habitant devant y rester quasiment stationnaire.

En effet, la croissance n'y est plus soutenue par des filières historiques en perte de vitesse ou arrivées à maturité. Aussi les économies ultramarines doivent-elles impérativement trouver de nouveaux relais de croissance, soit en réinventant les filières historiques, soit en faisant émerger de nouvelles filières.

Après avoir entendu et rencontré plus de 60 acteurs économiques, institutionnels ou représentants de filières, les rapporteurs Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon, RDSE), Vivette Lopez (Gard, Les Républicains) et Marie-Laure Phinera-Horth (Guyane, RDPI) font le constat que les territoires regorgent d'initiatives, de jeunes entreprises et de projets innovants. Dans plusieurs secteurs, ce foisonnement a donné naissance à des filières émergentes ou aux prémices d'un écosystème.

Le défi est donc désormais de franchir un cap, en consolidant et étoffant ces filières naissantes pour en faire des filières fortes, pourvoyeuses d'emplois et de croissance.

Pour dessiner le visage économique des outre-mer dans 20 ans, le rapport formule 21 recommandations. Elles s'efforcent de créer les conditions d'une véritable politique industrielle et économique pour les outre-mer, l'État devant appuyer des stratégies territoriales qu'il reste à mieux affirmer.

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