Le résumé
Sous l'effet des émissions anthropiques de gaz à effet de serre, la décennie 2011-2020 a été la plus chaude observée depuis environ 125 000 ans, et ce record est en passe d'être rapidement dépassé. Les années 2023, 2024 et 2025 figurent déjà parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées et la canicule qui sévit en Europe dès le début de l'été 2026 conforte largement le constat, scientifiquement parfaitement anticipé, d'un dérèglement climatique d'ampleur.
Présente dans tous les bassins océaniques avec les outre-mer, la France est confrontée de manière très concrète aux conséquences de ce réchauffement. Depuis le succès de l'Accord de Paris en 2015, notre pays est également une voix attendue et écoutée sur cette question. Dans un monde marqué par la fragmentation et la montée des conflits, il est cependant nécessaire de repenser à l'échelle globale notre action internationale.
Tel est l'objet de la mission d'information sur la diplomatie climatique, créée à l'initiative du groupe Rassemblement des Démocrates, Progressistes et Indépendants (RDPI) du Sénat. Réunie le 12 février, elle a désigné Rachid Temal comme président et a confié les fonctions de rapporteur à Teva Rohfritsch. Avec plus de 30 auditions menées, la mission d'information propose 34 recommandations destinées à donner à notre diplomatie un nouveau souffle, en prenant pleinement conscience du caractère océanique de notre pays et de nos atouts, afin que la France demeure fidèle à l'héritage de l'Accord de Paris.