Question de M. BOYER Jean (Isère - U.R.E.I.) publiée le 16/07/1987

M.Jean Boyer attire l'attention de M. le ministre des affaires sociales et de l'emploi sur les voeux émis à l'heure actuelle par de nombreuses associations qui souhaitent prolonger au-delà du 15 avril leurs actions d'intervention, de services d'urgence et d'insertion sociale. Il lui expose que, pour ce faire, lesdites associations sollicitent de son ministère la faculté d'utiliser les reliquats de subventions accordées en 1987 au titre de la campagne de lutte contre la précarité-pauvreté. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer, étant donné l'ampleur des phénomènes constatés, s'il ne juge pas opportun de répondre favorablement à la demande des intéressés.

- page 1104


Réponse du ministère : Affaires sociales publiée le 01/10/1987

Réponse. -Les associations caritatives qui ont souhaité utiliser au-delà du 15 avril dernier le reliquat des dotations qui leur avaient été versées dans le cadre du plan d'action contre la pauvreté et la précarité y ont été autorisées en temps utile. En effet, elles mènent en particulier des actions en faveur du logement des plus démunis et des actions d'insertion qui ne peuvent s'arrêter avec l'hiver. Pour ce qui est de la réponse aux besoins les plus urgents, en particulier l'hébergement, le Gouvernement entend néanmoins maintenir un temps fort de son action pendant les mois les plus froids. Mais il entend également privilégier les aides qui ne reposent pas seulement sur l'assistance. C'est pourquoi il a créé un " complément local de ressources ", mis en oeuvre dans le cadre des conventions avec les départements. Ce dispositif permet de verser une allocation mensuelle de 2 000 francs à des personnes démunies de tout revenu en contrepartie d'un travail à mi-temps pendant six mois. Au 25 août 1987, il concerne soixante-deux départements et devrait peu à peu s'étendre à tout le territoire.

- page 1542

Page mise à jour le