Question de M. PROUVOYEUR Claude (Nord - RPR) publiée le 22/06/1989

M. Claude Prouvoyeur attire l'attention de M. le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale sur la situation des retraités du régime général. Les pensions de retraite ont subi depuis plusieurs années une érosion importante, ainsi qu'un décrochement de 6,56 p. 100 depuis 1983 par rapport aux salaires. Le texte portant diverses mesures d'ordre social pour 1989 a disjoint les revalorisations des pensions de retraite de celles des salaires. C'est ainsi que le décalage entre les unes et les autres devrait continuer à s'approfondir. C'est pourquoi il lui demande ce qu'il entend faire pour améliorer la situation matérielle des retraités dont certains n'ont que de modestes pensions.

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Réponse du ministère : Solidarité publiée le 10/08/1989

Réponse. - Les graves difficultés financières que connaissent nos régimes de retraite appellent notamment des mesures de financement et de maîtrise des dépenses à moyen terme. Des mesures législatives seront proposées à la représentation nationale lors de ses prochaines sessions. La détermination d'un index stable servant à la revalorisation des pensions pourrait y prendre place. Dans cette attente cependant, le Gouvernement, soucieux de conserver le pouvoir d'achat des pensionnés et autres titulaires d'avantages de sécurité sociale a proposé au Parlement, qui l'a accepté, de fixer la revalorisation en 1989 de ces prestations selon l'évolution prévisible des prix. En conséquence, la revalorisation de ces avantages est fixée à 1,3 p. 100 au 1er janvier et 1,2 p. 100 au 1er juillet 1989. Tel est l'objet de l'article 10 de la loi n° 89-18 du 13 janvier 1989 portant diverses mesures d'ordre social. Par ailleurs, les données statistiques disponibles ne permettent pas de confirmer les chiffres indiqués par l'honorable parlementaire, ainsi qu'en fait état la commission des comptes de la sécurité sociale dans son rapport de janvier 1989.

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