Question de M. ROCCA SERRA Jacques (Bouches-du-Rhône - SOC) publiée le 20/02/1992

M. Jacques Roccaserra remercie M. le ministre délégué à l'industrie et au commerce extérieur d'avoir répondu à sa question n° 16836, Journal officiel, Débats parlementaires, questions, du 8 août 1991, relative à la situation du Centre d'ingénierie générale (C.I.G.) d'E.D.F. de Marseille. Cette réponse, cependant, lui inspire trois remarques. Tout d'abord, si l'on peut parler de création en ce qui concerne le Centre national d'équipement hydraulique (C.N.E.H.) du pôle lyonnais, d'ailleurs inauguré, le même terme ne semble pas approprié pour l'unité de Marseille qui, depuis plus de quarante ans, se consacre notamment à des activités hydrauliques. Ensuite, pour ce qui est des effectifs, la baisse de 25 p. 100 ne peut s'appliquer que partiellement par la fin du chantier de la centrale de Golfech puisque des opérations de maintenance suivront nécessairement. Enfin, alors que le C.I.G. de Marseille s'est acquis une solide expérience pluridisciplinaire (nucléaire, thermique, hydraulique), il semblerait qu'il soit progressivement destiné à n'être qu'un sous-traitant, négligeant ainsi les compétences de ses spécialistes. En conséquence, il souhaiterait connaître les projets à moyen et long terme inhérents à la poursuite des activités du C.I.G. de Marseille dans les domaines thermique et hydraulique, au maintien des effectifs et, de façon plus générale, à la préservation de cette unité de qualité qui participe au rayonnement de Marseille et de sa région.

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Réponse du ministère : Industrie publiée le 28/05/1992

Réponse. - Parmi les 689 personnes employées par le centre d'ingénierie générale de Marseille, 123 travaillent aujourd'hui à la construction de la centrale de Golfech (87 en emplois directs et 36 en emplois indirects). Dans le cadre de la réorganisation de la direction de l'équipement, Electricité de France entend conserver à Marseille un fort potentiel d'ingénierie et souhaite continuer à mettre ses équipes et leurs compétences au service de projets d'intérêts public, notamment de la ville de Marseille et des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse. Le bureau d'ingénierie, constitué par la direction de l'équipement d'Electricité de France, a procédé à une adaptation de son organisation. Ce processus, aujourd'hui achevé, a permis de consolider l'activité du centre d'ingénierie générale autour de trois pôles : 1° la maîtrise d'oeuvre de l'ingénierie de la maintenance des tranches nucléaires 900 MW CP 1-CP 2 et 1300 MW, enjeu capital pour l'avenir d'Electricité de France : la compétitivité d'Electricité de France dépendra tout autant de la maîtrise du coût de maintenance du parc nucléaire que du coût de construction des nouvelles tranches ; 2° la maîtrise d'oeuvre des budgets délégués par la direction EDF-GDF Services pour la construction d'ouvrages de production thermique d'électricité dans les DOM-TOM ou en Corse (dans la mesure où ils n'interféreront pas avec des grands dossiers à caractère national traités par d'autres centres) ; 3° les prestations d'ingénierie générale valorisant les compétences du centre d'ingénierie générale dans le sud de la France. Dans le domaine de l'export, le centre d'ingénierie générale pourra également être associé à tout projet relevant de ses domaines de compétence. Cette réorganisation, qui s'inscrit dans une logique de spécialisation des centres permettant à Electricité de France de conserver son savoir-faire et sa maîtrise technique, manifeste l'importance qu'Electricité de France attache au centre d'ingénierie générale, dont l'effectif devrait atteindre 550 personnes à l'horizon 1995, niveau équivalent à celui des autres centres d'équipement d'Electricité de France à Clamart, Tours, Lyon et Paris.

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