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Moyens de recherche et d'enseignement de la médecine générale

10e législature

Question écrite n° 07889 de Mme Joëlle Dusseau (Gironde - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/09/1994 - page 2325

Mme Joëlle Dusseau attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le problème posé par la formation, en troisième cycle, des étudiants en médecine générale. La loi no 82-1098 du 23 décembre 1982, relative aux études médicales et pharmaceutiques, a créé une filière universitaire spécifique de médecine générale, comportant la mise en place de stages extra-hospitaliers. Cette loi répondait à la résolution du 28 septembre 1977 du comité des ministres du conseil de l'Europe, laquelle insistait sur la nécessité d'une meilleure formation des omnipraticiens. Or, à ce jour, aucune mesure n'a été prise pour organiser un stage long au cabinet du praticien de médecine générale pour les étudiants en fin de formation dans cette discipline. De plus, moins de la moitié des unités de formation et de recherche (UFR) sont pourvues d'un professeur ou maître de conférence associé de médecine générale, aucune création de poste ni transfert n'est prévu à court et moyen terme et le renouvellement des postes créés n'est pas assuré. Elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour que, conformément à la loi du 23 décembre 1982 et à la résolution de 1977 du comité des ministres du conseil de l'Europe, la médecine générale dispose des moyens de recherche et d'enseignement nécessaires.



Réponse du ministère : Enseignement supérieur

publiée dans le JO Sénat du 03/11/1994 - page 2631

Réponse. - Un effort particulier pour l'enseignement de la médecine générale est entrepris par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche en liaison avec le ministère de la santé, avec l'appui de la conférence des doyens. Cet effort porte sur les différents niveaux des études médicales. Au niveau du premier cycle, le module de sciences humaines et sociales dont le coefficient doit désormais être supérieur à 20 p. 100 des coefficients aux épreuves de fin de première année permettra d'attirer vers la médecine des étudiants ayant une formation plus littéraire ou économique qu'auparavant. Les enseignements assurés dans le cadre de ce module mettront l'accent sur la dimension humaine de l'exercice de la médecine et tendront à développer les qualités relationnelles des fururs médecins et particulièrement des futurs généralistes. Au niveau du deuxième cycle, l'enseignement de la médecine générale sera inscrit comme une priorité. Son organisation sera confiée au coordonnateur universitaire du résidanat. Les programmes seront élaborés avec l'aide des médecins généralistes occupant des postes d'enseignants associés ou vacataires. A cet effet chaque unité de formation et de recherche (UFR) médicale bénéficiera dès cette année de 500 heures de vacations, dont la destination sera précisée aux présidents d'université concernés. Il sera demandé que tous les enseignements de spécialités prennent en compte la dimension de la médecine générale et que chaque UFR organise des séminaires d'enseignement obligatoires sur les principaux thèmes de société auxquels sont confrontés les médecins généralistes. Au niveau du troisième cycle, le coordonnateur universitaire de la médecine générale définira avec l'aide des médecins généralistes associés ou vacataires, les programmes des enseignements théoriques, et veillera à la qualité des stages pratiques de résidanat. Par ailleurs, les modalités de stage " en soins primaires " en hôpital général, dispensaire ou cabinets de groupe, sont actuellement à l'étude. Une attention toute particulière sera portée sur la qualité de l'encadrement des résidents au cours de ces stages professionnels. Pour ce qui concerne la création de postes de professeur associé ou de maître de conférences associé de médecine générale, il sera grandement tenu compte des demandes formulées par les présidents d'UFR.