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Reconnaissance de la profession d'aide-soignante

11e législature

Question écrite n° 22210 de M. Alfred Foy (Nord - NI)

publiée dans le JO Sénat du 27/01/2000 - page 269

M. Alfred Foy appelle l'attention de Mme le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la reconnaissance de la profession d'aide-soignante. La Fédération nationale des associations d'aides-soignants (FNAAS) souhaite le classement des personnes qu'elles représente au niveau 4 de la hiérarchie hospitalière. Actuellement, celle-ci s'établit de la façon suivante au niveau 5, il y a les aides-soignantes, les ASH et agents de service, au niveau 3, les infirmières diplômées d'Etat. La FNAAS considère que les années d'études (de la CM1 jusqu'à l'année de formation à la profession) doivent permettre de les intégrer au niveau 4. Il lui demande la suite qu'elle entend réserver à cette légitime proposition.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 06/04/2000 - page 1291

Réponse. - La procédure d'homologation des titres et diplômes de l'enseignement technologique permet de situer un titre ou diplôme par rapport aux autres. Si elle prend en compte le " savoir théorique " acquis par les diplômés, l'homologation vise essentiellement à reconnaître une capacité professionnelle par rapport à des emplois définis ; la définition des niveaux n'est donc pas fondée sur une comparaison avec la durée des études nécessaires à l'obtention des diplômes de l'enseignement scolaire ou supérieur, elle fait essentiellement appel à l'appréciation des responsabilités assumées par les diplômés et à leur situation d'emploi dans le secteur d'activité concerné, en cohérence avec les autres métiers de celui-ci. C'est en regard notamment du champ de responsabilité des aides-soignants que le niveau V avait été retenu par la commission technique d'homologation pour le certificat d'aptitude aux fonctions d'aide-soignant. Dans le souci d'améliorer la formation des aides-soignants, leurs conditions de travail et de déroulement de carrière, la formation initiale, désormais sanctionnée par un diplôme professionnel, a été rénovée et renforcée. Cependant ce renforcement, rendu nécessaire par l'évolution des connaissances médicales, des pratiques et des techniques professionnelles, ne modifie pas pour autant le champ de responsabilité des aides-soignants actuellement défini par le décret 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier. Celui-ci prévoit que l'infirmier peut, sous sa responsabilité, s'assurer la collaboration d'aides-soignants qu'il encadre, pour la réalisation dans les établissements ou services à domicile, à caractère sanitaire, social ou médico-social des soins infirmiers ressortissant au rôle propre de l'infirmier. Ces dispositions ne sont pas différentes de celles prises en considération lors de l'homologation au niveau V du certifiat d'aptitude aux fonctions d'aide-soignant. Toutefois, la révision du décret du 15 mars 1993 précité sera l'occasion d'examiner, en concertation avec les professionnels concernés, la redéfinition de leurs rôles et responsabilités.