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Financement du Comité professionnel de la distribution des carburants

11e législature

Question écrite n° 22687 de M. Gérard César (Gironde - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 10/02/2000 - page 479

M. Gérard César attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le financement des missions du Comité professionnel de la distribution des carburants (CPDC), prévu par l'article 2 du décret du 19 mars 1991, en particulier le maintien d'une desserte équilibrée sur l'ensemble du territoire et la mise aux normes environnementales des stations-service. Le nouveau dispositif mis en place par le Gouvernement, sans la moindre concertation, ne prévoit, comme seule ressource pour le CPDC, que le produit de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (TACA), d'environ 73 millions de francs pour un besoin annuel d'environ 119 millions de francs. De plus, il ne prévoit, en aucune manière, la pérennité de ce financement. De plus, la taxe Galland, inscrite dans la loi de finances 1997, représentant depuis 3 ans un total de 180 millions de francs, n'a jamais été versée au CPDC. Il lui demande ce qu'il compte faire pour assurer d'une manière pérenne le financement annuel du CPDC à hauteur de 119 millions de francs et lui permettre de mener convenablement ses missions indispensables au maintien du commerce de proximité, élément essentiel d'un aménagement du territoire cohérent et harmonieux.



Réponse du ministère : Économie

publiée dans le JO Sénat du 06/04/2000 - page 1265

Réponse. - Dans le cadre de la réforme des taxes parafiscales engagée par le Gouvernement, il est apparu souhaitable de modifier le financement du Comité professionnel de la distribution du carburant (CPDC) et de ne pas renouveler après le 31 décembre 1999 la taxe parafiscale sur certaines huiles minérales affectée au Comité. Le Gouvernement considère en effet que la suppression des taxes parafiscales est un élément important de la modernisation de la fiscalité. Les suppression concourent à la simplification de notre fiscalité et permettent d'alléger les prélèvements obligatoires sur les branches concernées ou, dans le cas du CPDC, sur les consommateurs de carburant qui verront en 2000 la facture fiscale allégée d'environ 59 millions de francs. Cette mesure de simplification ne remet pas en cause l'intérêt et la nécessité du Comité et de ses actions. Ainsi, afin de permettre au Comité de disposer des moyens de remplir ses missions, le Gouvernement vient d'accroître de manière significative les crédits dont il dispose en inscrivant de plus cet effort dans une perspective pluriannuelle. Conformément à l'engagement que le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a pris dans son courrier adressé le 22 décembre 1999 au président du Comité, deux arrêtés assurant à ce dernier pour les années 2000 et 2001 un financement significativement supérieur à celui dont il disposait jusqu'à fin 1999 ont été signés. Les ressources publiques du CPDC en 2000 et 2001 s'établiront ainsi à 146 millions de francs (73 millions de francs par an), prélevés sur les excédents de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat, contre 105 millions de francs pour les années 1998 et 1999. Cette progression substantielle des ressources publiques consacrées au CPDC permettra de mettre pleinement en uvre le nouveau programme d'aides approuvé en 1999 qui prévoit une augmentation du plafond des aides (jusqu'à 450 kF par bénéficiaire), afin notamment que les distributeurs indépendants puissent s'adapter aux nouvelles normes environnementales que doivent respecter les stations-service. Cette augmentation de moyens prouve l'attention du Gouvernement aux enjeux soulevés en termes d'emplois, d'aménagement du territoire et de sécurité des approvisionnements. Cet effort sera poursuivi pour les années suivantes et le Gouvernement veillera à ce que le CPDC soit doté des moyens nécessaires à la poursuite de son action en faveur du secteur de la distribution de carburants.