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Unification des taux de TVA dans le secteur de la restauration

11e législature

Question écrite n° 28404 de M. Adrien Gouteyron (Haute-Loire - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 19/10/2000 - page 3535

M. Adrien Gouteyron attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le problème posé aux restaurateurs et cafetiers par l'inégalité de traitement entre les différents types de restauration. Cette inégalité porte un grave préjudice à la restauration traditionnelle. Il lui rappelle que l'unification des taux de TVA est une juste revendication, étant donné qu'une pluralité de taux sur une même activité constitue une rupture d'égalité. Il lui demande donc de lui indiquer s'il entend pallier cette inégalité de traitement en baissant le taux de TVA pour un secteur potentiellement créateur de nombreux emplois.



Réponse du ministère : Économie

publiée dans le JO Sénat du 15/03/2001 - page 926

Réponse. - La directive du 19 octobre 1992 relative au rapprochement des taux de TVA ne permet pas à la France d'appliquer à la restauration traditionnelle un taux de TVA autre que le taux normal. Elle n'a, sur ce point, pas été modifiée par la directive relative aux services à forte intensité de main-d' uvre dès lors que la restauration ne figure pas sur la liste arrêtée lors du conseil Ecofin du 8 octobre 1999. Cela étant, toutes les opérations de ventes à consommer sur place du secteur de la restauration commerciale sont, quels que soient leur forme, leur appellation ou l'établissement dans lequel elles sont réalisées, soumises au taux normal de la TVA. Seules les ventes à emporter de produits alimentaires ou de plats préparés bénéficient du taux réduit. A cet égard, il est rappelé que les établissements de restauration rapide sont, quelle que soit leur spécialité, également soumis à ces règles. Ils sont ainsi imposables au taux normal de la TVA pour leurs ventes à consommer sur place de produits alimentaires, de plats préparés ou de boissons et ne sont soumis au taux réduit qu'au titre de leurs ventes à emporter. Ces dispositions ne sont donc pas susceptibles de créer des distorsions de concurrence entre les différentes formes de restauration. En outre, huit autres membres de l'Union européenne soumettent la restauration à des taux de TVA compris entre 15 et 25 %. Il n'y a donc pas d'exception française dans ce domaine. Par ailleurs, le Gouvernement est attentif à la situation de la restauration française qui concourt à faire de notre pays la première destination touristique en Europe et il convient de reconnaître que ce secteur est en pleine expansion, comme en témoigne l'importance des offres d'emplois qui y sont proposées. Enfin, la réduction des cotisations patronales mises en uvre depuis quelques années et confirmée par le Gouvernement bénéficie particulièrement au secteur de la restauration.