Question de Mme BORVO COHEN-SEAT Nicole (Paris - CRC) publiée le 21/03/2002

Mme Nicole Borvo attire l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur la situation des salariées de Cerruti et sur la situation de la haute couture en général. La holding italienne FIN-PART, dont le sérieux en matière de mode est mis en cause notamment par les employées, a repris depuis 2001 le capital de Cerruti. Elle a l'intention de délocaliser vers Milan toute l'activité création, stylisme et communication de l'entreprise. A cette fin, la holding a procédé à des licenciements. Les propositions de reclassement sont scandaleusement en dessous des compétences de ces " petites mains ". On ne peut admettre que la haute couture, partie intégrante de notre culture et de la réputation de Paris, capitale de la mode, soit sacrifiée sur l'autel de la productivité et de la rentabilité, des financiers et des banques qui tentent depuis les années quatre-vingt de prendre le contrôle de celle-ci. Le rôle du ministère de la culture est d'affirmer la dimension culturelle de la mode en tant que patrimoine vivant qu'il convient d'enrichir et, dans une conjoncture difficile, de sauvegarder. Elle lui demande par conséquent ce que le ministère compte faire pour maintenir les emplois chez Cerruti et relancer une véritable politique de l'apprentissage dans l'entreprise et la haute couture en général, seule garantie d'assurer l'avenir de cette branche prestigieuse.

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Transmise au Ministère délégué à l'industrie


La question est caduque

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