Question de M. SERGENT Michel (Pas-de-Calais - SOC) publiée le 11/04/2002

M. Michel Sergent attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation professionnelle des instituteurs spécialisés. Les instituteurs spécialisés se font de plus en plus rares du fait de la non-attractivité de la profession. Le travail avec des enfants présentant un handicap sensoriel, social, moteur ou mental, ou avec des enfants en grande difficulté demande un investissement personnel très important. Ces personnels spécialisés doivent travailler également et tout particulièrement avec les familles, avec les équipes pédagogiques, mais aussi avec les partenaires sociaux et les institutions. Tout cela pour le même salaire que tout enseignant non spécialisé, certes agrémenté d'une indemnité de fonctions particulières (420 francs par mois, soit 64,03 EUR) non prise en compte au moment de la retraite. Le résultat est qu'un grand nombre de postes spécialisés restent ou vacants ou occupés par des personnels non titulaires du CAPSAIS (certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et d'intégration scolaires). Au mieux se retrouvent sur ces postes difficiles des professeurs des écoles fraîchement sortis du centre de formation IUFM (18 % dans le département du Pas-de-Calais) où ils ont droit à un module de douze heures sur l'AIS (adaptation et intégration scolaire). Il lui demande de bien vouloir se prononcer sur ce sujet bien délicat et les mesures qu'il entend prendre pour, d'une part, valoriser le statut de ces enseignants spécialisés et, d'autre part, mettre un terme aux postes restés vacants.

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La question est caduque

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