Question de M. PIRAS Bernard (Drôme - SOC) publiée le 13/03/2003

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le Premier ministre sur le renforcement des effectifs des centres régionaux de la propriété forestière. Ces derniers ont été chargés de nouvelles missions par la loi n° 2001-609 forestière du 9 juillet 2001, votée à l'unanimité par les deux assemblées. L'extension de leurs missions est conditionnée par un renforcement de leur effectif, ce qui n'a pas échappé au ministère de l'agriculture, une estimation des besoins ayant fait ressortir la nécessité de créer 155 emplois. Le ministère s'est engagé et a prévu le financement de 89 postes d'ingénieurs, techniciens forestiers et personnels administratifs d'accompagnement par redéploiement de ses ressources financières propres. Or, cette légitime volonté se heurte actuellement au principe posé par la direction du budget du ministère des finances, laquelle refuse l'ouverture des 89 postes budgétaires supplémentaires. Nous nous retrouvons donc à ce jour dans une impasse, avec un financement acquis, des postes non ouverts et des missions confiées par la loi en veille. Il lui demande de lui indiquer s'il n'envisage pas de débloquer cette regrettable situation par un rapide arbitrage.

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Transmise au Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales


Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales publiée le 21/08/2003

Les 18 centres régionaux de la propriété forestière (CRPF) disposent aujourd'hui de 263 emplois statutaires pour assurer leurs missions auprès de 4 millions de propriétaires forestiers privés qui détiennent 10,9 millions d'hectares, soit plus de 73 % de la surface totale des forêts françaises. Ces missions tendent à l'amélioration constante de la gestion des forêts privées pour les rendre jour après jour plus conformes aux engagements internationaux de notre pays (Forum des Nations unies sur les forêts, Convention sur la diversité biologique, Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et son protocole de Kyoto, conférences ministérielles pour la protection des forêts en Europe) et au développement économique et social de l'amont de la filière bois. Les missions des CRPF ont été confortées et élargies par la loi du 9 juillet 2001, qui a notamment prévu l'extension progressive de l'obligation de plan simple de gestion (PSG) aux propriétaires de 10 à 25 hectares et l'élaboration de nouveaux documents de gestion sylvicole, accroissant ainsi les compétences et les responsabilités des CRPF dans ces domaines. La loi consacre également l'importance de la prise en compte des questions environnementales dans la gestion des forêts privées. C'est la raison pour laquelle l'étude d'impact du projet de loi d'orientation sur la forêt faisait état d'un besoin supplémentaire de 89 agents pour un coût annuel d'un peu plus de 4 millions d'euros. Ce chiffre a été calculé en fonction d'indicateurs prenant en compte le travail d'instruction des PSG et l'introduction de nouveaux outils de gestion des propriétés forestières, tels que règlements types de gestion et codes de bonnes pratiques sylvicoles. Mais il est clair que la satisfaction de ces besoins nouveaux a pour conséquence des créations de postes et une charge pérenne supplémentaire pour le budget de l'Etat, qui sont contraires aux orientations actuelles du Gouvernement. Aussi est désormais étudiée la possibilité d'étaler les recrutements en cause sur plusieurs exercices, une première tranche pouvant être mise en oeuvre à la charnière des exercices 2003-2004.

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