Question de M. VIDAL Marcel (Hérault - SOC) publiée le 12/02/2004

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication à propos du récent projet du président de la Cinémathèque française de consacrer une partie non négligeable de l'établissement public destiné au monde cinématographique à l'exposition de peinture contemporaine. Une telle initiative ne serait-elle pas de nature à contrevenir à la vocation de musée du cinéma attribuée à la Cinémathèque française, et à celle du musée d'art contemporain du Centre Georges-Pompidou ? En outre, l'opportunité financière de ce projet se pose au regard de l'échec de l'ancien établissement privé d'exposition d'art contemporain américain alors situé aux environs de l'actuel emplacement occupé par la Cinémathèque française. Il souhaiterait connaître son avis quant à la légitimité de ce projet, considérant que le pays de la cinéphilie demeure l'un des rares en Europe à être dépourvu d'un musée cinématographique.

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Réponse du Ministère de la culture et de la communication publiée le 18/03/2004

L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du ministre de la culture et de la communication sur la décision du Conseil d'administration de la Cinémathèque française de modifier son projet muséographique. Le conseil d'administration de la Cinémathèque française, sur la proposition de son président, a estimé qu'il convenait de modifier les espaces respectifs dédiés, d'une part, au musée du cinéma Henri-Langlois et, d'autre part, aux expositions temporaires. Le ministre de la culture et de la communication sera amené à donner le cas échéant son approbation à ces modifications lorsqu'il aura tous les éléments relatifs aux délais, aux coûts qu'entraîne cette décision, et lorsqu'il aura reçu toutes assurances quant au respect de l'objet associatif de la Cinémathèque française. Tous les lieux d'exposition du 51, rue de Bercy devront être consacrés au patrimoine cinématographique, même si l'idée de faire le lien entre le cinéma et les autres arts est parfaitement légitime. Le directeur général du Centre national de la cinématographie a d'ores et déjà rappelé au conseil d'administration de la Cinémathèque française que cette délibération ne pourrait recevoir l'accord du ministre de la culture et de la communication que si les délais et l'enveloppe budgétaire globale initialement prévus étaient respectés et si les conditions de fond concernant l'objet de la Cinémathèque française étaient bien au coeur du projet adopté.

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