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Projet de réforme des études de sage-femme

12e législature

Question écrite n° 24917 de M. Francis Grignon (Bas-Rhin - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 19/10/2006 - page 2646

M. Francis Grignon attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur le projet de réforme des études de sage-femme. Le rapport Thuillez relatif aux études médicales préconise de raccourcir de cinq à trois ans la durée permettant l'obtention du diplôme de sage-femme. Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes s'inquiète pour l'avenir de ce diplôme. Ainsi, les propositions de ce rapport remettraient en cause la formation actuelle universitaire au niveau du P1, puis les quatre années de formation théorique et clinique débouchant sur un diplôme universitaire délivré par la faculté de médecine, pour ramener la formation au niveau licence, assurant ainsi un bond en arrière de 60 ans de la qualité de cette dernière. De surcroît, il est passé outre aux importantes évolutions scientifiques qui sont apparues durant ce laps de temps, permettant l'amélioration spectaculaire des résultats de périnatalité. Les sages-femmes souhaiteraient un réexamen du dossier afin qu'éventuellement, au sein du cursus LMD, elles puissent bénéficier d'une qualification directe en master professionnel et en diplôme d'exercice. Il lui demande donc si le Gouvernement entend accepter cette proposition.



Réponse du Ministère de la santé et des solidarités

publiée dans le JO Sénat du 22/02/2007 - page 410

Le ministre de la santé et des solidarités, garant de la qualité des soins, est particulièrement attentif à la formation des professionnels de santé et à son contenu, notamment pour les sages-femmes, compte tenu de leur rôle essentiel au sein du système de santé. La réflexion engagée avec les organisations représentatives des professions concernées dans le cadre de la mise en place du dispositif licence-master-doctorat (LMD) doit permettre le maintien de la délivrance d'un diplôme d'Etat, qui seul donne l'autorisation d'exercer. Parallèlement, l'attribution par les universités d'un grade licence, master ou doctorat autorisera, selon les règles qui régissent l'enseignement supérieur, la poursuite des études et ainsi ouvrira des possibilités éventuelles d'évolution de carrières. Un comité de pilotage vient d'être mis en place, commun au ministère chargé de la santé et à celui chargé de l'enseignement supérieur, pour oeuvrer à la rénovation des programmes de formation des différents professionnels de santé et permettre leur reconnaissance dans le dispositif européen LMD. La réflexion sur le programme des sages-femmes est, dans ce cadre, prioritaire et d'ores et déjà engagée.