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Éthique et DPI

12e législature

Question écrite n° 25481 de M. José Balarello (Alpes-Maritimes - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 30/11/2006 - page 2992

M. José Balarello attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la décision des autorités médicales britanniques d'autoriser les établissements de soins à dépister les embryons porteurs de gènes de susceptibilité au cancer, grâce à la technique du diagnostic préimplantatoire (DPI), décision qui vient de déclencher une polémique Outre-Manche. En effet, même si cette autorisation se limite à trois gènes précis – associés au cancer du sein, à celui des ovaires et à ceux de l'intestin – il n'en reste pas moins, malgré les drames que vivent les personnes concernées, que ce nouvel élargissement du domaine du DPI pose un problème éthique très sérieux. En France le DPI est autorisé depuis 1994 pour des couples « ayant une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité, reconnue comme incurable au moment du diagnostic ». En 2004, il a été élargi à certaines maladies susceptibles de se déclarer tardivement, et si le cas ne s'est jamais pour l'instant présenté, le recours au DPI, pour des gènes de prédisposition au cancer, n'est pas prohibé par la loi. La tentation de déraper vers d'autres demandes a déjà commencé. Un généticien qui analyse cette technique du DPI depuis vingt ans, prévient que progressivement, elle va se muer en un véritable « système d'épuration génique ». Aussi, il lui demande s'il ne lui paraît pas souhaitable de prendre des dispositions afin de stopper ces dérives, que de plus en plus de biologistes, ainsi qu'une grande partie de l'opinion publique, s'accordent à dénoncer.




La question est caduque