Question de M. HUE Robert (Val-d'Oise - CRC) publiée le 30/08/2012

M. Robert Hue appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le nouveau plan d'économies en cours à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise. Celui-ci fait suite à de récentes et importantes mutations qui portaient déjà sur la réduction des « coûts » de personnel et des frais de gestion patrimoniaux, traduisant déjà pour les assurés une réduction du nombre de centres de sécurité sociale et la diminution des jours et heures d'ouverture de ceux maintenus. La place et le rôle de l'assurance maladie s'en étaient déjà trouvés modifiés. Aujourd'hui, la direction de l'assurance maladie du Val-d'Oise entend engager une nouvelle étape de restructuration. Les informations parcellaires mises à disposition des élus locaux signifient que l'application de ce nouveau « plan d'économies » dénaturerait l'idée même de service rendu aux populations. Il apparaît, en effet, que les territoires défavorisés où existent les attentes populaires les plus fortes seraient particulièrement impactés et que des secteurs démographiquement importants seraient délaissés au nom des nouvelles formes de relations à créer entre l'assuré et l'institution. Ceci est d'autant plus inacceptable qu'aucune information globale portant sur l'avenir de l'implantation de la sécurité sociale sur le département et la qualité des services rendus ne sont fournies alors que les élus locaux ont été dans le passé souvent sollicités pour assurer la présence et l'humanisation de l'assurance maladie sur nos territoires.
Alors que la conférence sociale vient de réaffirmer la volonté gouvernementale de redonner du sens aux missions de service public, il apparaît important que les entreprises ayant à en remplir traduisent cette volonté sur le terrain. C'est pourquoi il souhaite connaître son avis sur une situation qui marque une détérioration effective de la qualité du service rendu aux assurés et notamment en direction malheureusement de ceux qui s'avèrent être les plus fragiles d'entre eux.

- page 1892

Transmise au Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes


La question est caduque

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