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Syndrome d'Asperger

14e législature

Question écrite n° 05028 de M. Antoine Lefèvre (Aisne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 28/02/2013 - page 653

M. Antoine Lefèvre attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'instauration d'une journée nationale dédiée au syndrome d'Asperger.
Le syndrome d'Asperger est un trouble envahissant du développement qui fait partie de l'extrémité « haute » du continuum autistique. Il a fait son entrée dans la classification internationale des maladies en 1993 puis dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux en 1994. Les principales perturbations des sujets atteints d'autisme de haut niveau ou du syndrome d'Asperger touchent la vie sociale, la compréhension et la communication. En effet, l'appréhension des codes d'interaction sociale leur est des plus difficiles et perturbe leur intégration dans notre société, alors que leurs capacités intellectuelles sont normales, voire supérieures. Un collectif d'associations concernées par ce syndrome et l'autisme de haut niveau demande, depuis plusieurs années, qu'une journée nationale dédiée au syndrome d'Asperger soit créée en France, précisément le 18 février, date de naissance du Hans Asperger, médecin psychiatre autrichien ayant décrit le premier ce trouble en 1944. L'objectif serait de sensibiliser et de faire connaître ce syndrome, afin qu'une prise de conscience ait lieu sur la nécessité de mettre en œuvre une prise en charge adaptée des personnes concernées, et souvent diagnostiquées trop tardivement. Il souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement sur l'instauration de cette journée nationale.

Transmise au Ministère des affaires sociales et de la santé



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 19/06/2014 - page 1439

Le Gouvernement a bien connaissance des difficultés spécifiques des personnes avec autisme de haut niveau. C'est pour cette raison que des mesures leur assurant un accompagnement adapté ont été prévues dans le troisième plan autisme, lancé en mai 2013. La création de 550 places en services d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD), par exemple, doit permettre un suivi médico-social des enfants, adolescents et jeunes adultes vivant et étudiant en milieu ordinaire, notamment des autistes Asperger. En matière de recherche, ce troisième plan met l'accent sur la coordination des différents projets de recherche déjà engagés par le passé et qui doivent préciser nos connaissances quant à l'évolution et aux besoins des personnes avec Asperger. Il en va ainsi des enseignements de la cohorte Psy-Coh, laquelle inclut des patients Asperger.