Question de M. LAURENT Daniel (Charente-Maritime - Les Républicains) publiée le 03/05/2018

M. Daniel Laurent attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la spécialité gynécologie médicale en reconstruction depuis 2003. Force est de constater une amélioration du nombre de nominations à l'examen classant, qui est passé de 20 en 2003 à 64 en 2017. Il n'en demeure pas moins que la situation de la gynécologie médicale et de ses patientes se dégrade. Ainsi, on ne peut que s'étonner de la réduction de six postes d'internat en 2017. Alors que le nombre de postes pour la rentrée 2018 va être fixé, les femmes, et en particulier les jeunes, ont besoin plus que jamais qu'il soit sensiblement augmenté. Compte-tenu des délais pour obtenir un rendez-vous, nombre de patientes renoncent à un suivi gynécologique. En conséquence, il lui demande quelles sont les propositions du Gouvernement en la matière.

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Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée le 24/05/2018

Le nombre de postes offerts en gynécologie médicale à l'issue des épreuves classantes nationales (ECN) de médecine a plus que doublé entre 2012 et 2016. Pour l'exercice 2017, l'arrêté du 6 juillet 2017 a fixé ce nombre à 64 au titre de l'année universitaire 2017-2018. Ce volume de postes a été déterminé en lien avec l'observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), qui a émis ses propositions du nombre d'internes à former sur la base de concertations locales menées par ses comités régionaux, afin de prendre en compte les besoins locaux tout en préservant la qualité de la formation. L'ONDPS a ainsi préconisé l'ouverture de 65 postes de gynécologie médicale à l'issue des ECN 2017. Aussi, dans un contexte où le nombre de postes à ouvrir s'est révélé sensiblement moins important que ce qui avait été envisagé, compte-tenu d'un nombre d'étudiants présents aux épreuves inférieur à ce qui était pressenti, il a été néanmoins prévu de préserver certaines spécialités, dont la gynécologie médicale. Le nombre de postes a donc été fixé à 64, soit une diminution d'une seule unité par rapport aux propositions de l'ONDPS, afin de s'approcher au plus près des préconisations de l'observatoire et des demandes des acteurs locaux. La ministre de la santé a saisi l'ONDPS pour procéder à la même évaluation pour la rentrée 2018 qui est en cours de réalisation en concertation avec les acteurs locaux pour satisfaire les besoins recensés au regard des capacités de formation identifiées.

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