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Recommandations relatives à la consommation de fromages au lait cru

15e législature

Question orale n° 0881S de M. Max Brisson (Pyrénées-Atlantiques - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 11/07/2019 - page 3623

M. Max Brisson appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les recommandations émises en juin 2019 par son administration quant à la consommation de fromages au lait cru, notamment dans les cantines scolaires.
Cette nouvelle campagne incite ainsi les Français à se méfier de ces produits ; elle pointe même un risque majeur pour les enfants âgés de moins de cinq ans et préconise, incite fortement même les collectivités à retirer des menus des cantines scolaires les roquefort, morbier, brie de Meaux, camembert de Normandie, c'est-à-dire des fromages bénéficiant de l'appellation d'origine protégée (AOP), ou contrôlée (AOC), appellations qui permettent de préserver un savoir-faire, un patrimoine culturel et gastronomique et répondent à un cahier des charges aux conditions bien précises.
S'il est vrai que ces produits sont sensibles à la contamination par des bactéries pathogènes, il n'en demeure pas moins qu'ils sont très surveillés, que ce sont des produits locaux, gage de qualité.
Or ces recommandations ont un impact sur le revenu des agriculteurs, qui sont menacés par l'accord commercial avec le marché commun du sud (Mercosur). Ceux-ci s'interrogent sur une telle campagne alors qu'il y a à peine un an (mai 2018) la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous instaurait l'obligation de servir des repas « dans les restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge » qui comprennent une part au moins égale à 50 % de produits bénéficiant de labels ou issus des circuits courts et établissait des mesures en faveur d'une alimentation plus saine.
Aussi, il lui demande si la notion d'alimentation plus saine peut être définie par ses services et si le Gouvernement entend défendre nos agriculteurs, leurs savoir-faire, valoriser leur travail et leurs produits ou s'il entend privilégier les produits standardisés au coût moindre et à l'impact environnemental plus important.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

publiée dans le JO Sénat du 15/01/2020

Le texte de cette réponse n'est pas disponible à ce jour.