Question de M. LEFÈVRE Antoine (Aisne - Les Républicains) publiée le 03/10/2024

M. Antoine Lefèvre attire l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur les conditions de rémunération des orthophonistes salariés et les importants écarts de salaire constatés entre les praticiens libéraux et salariés, liés au coefficient fixé par la convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 qui fixe le point d'indice à 3,82 euros. Ces montants découragent les jeunes diplômés à entrer dans le salariat malgré un niveau de diplôme fixé à Bac +5 depuis 2013, et génèrent un surplus d'activité pour les cabinets libéraux et des listes d'attente de plusieurs mois pour l'obtention d'un rendez-vous.
Compte tenu des enjeux du vieillissement de la population, de la diversification des pathologies exigeant un accompagnement par l'orthophonie et des revendications exprimées par la fédération nationale des étudiants en orthophonie (FNEO) et la fédération nationale des orthophonistes (FNO) au mois d'octobre 2023, il souhaiterait savoir quelles mesures elle entend adopter afin de redorer l'attractivité de cette profession essentielle pour le secteur du médico-social.

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Transmise au Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées


Réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 16/04/2026

Dans le cadre des accords du Ségur de la santé, les orthophonistes exerçant au sein de la fonction publique hospitalière ont bénéficié de deux mesures de revalorisation de leur rémunération. La première se matérialise par le versement d'un complément de traitement indiciaire à hauteur de 183 euros net par mois. La seconde se traduit quant à elle par une revalorisation de la grille indiciaire des agents relevant du corps des orthophonistes de la fonction publique hospitalière, lesquels ont bénéficié, au 1er octobre 2021, d'un gain immédiat de reclassement à hauteur de 19,1 points en moyenne, soit 93,97 euros brut par mois. La nouvelle grille indiciaire culmine par conséquent à l'indice majoré 764, contre 658 auparavant, ce qui représente un rehaussement de l'échelon terminal de 106 points, soit 521,52 euros brut par mois. Ces mesures de revalorisation salariale ont été prises en complément des opérations d'attractivité territoriale que les collectivités sont susceptibles de porter.

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