Question de M. SAVOLDELLI Pascal (Val-de-Marne - CRCE-K) publiée le 09/01/2025
M. Pascal Savoldelli interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles concernant la situation du service des urgences du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV) Lucie et Raymond Aubrac dans le Val-de-Marne.
Cet établissement de recours et de proximité rayonne sur un territoire de près de 400 000 habitants dans un secteur aux besoins croissants. Ce sont 100 000 passages qui sont recensés chaque année au service des urgences.
Seulement, le personnel du service des urgences signale une dégradation continue de l'accueil des patients ces derniers mois. Une réalité directement liée à la baisse des moyens des hôpitaux sur l'ensemble du territoire national.
C'est pourquoi, soucieux de l'accueil et du soin des patients, le personnel demande la création de quatre nouveaux postes : un poste d'infirmier, un poste d'aide-soignant, un agent d'accueil et un brancardier.
Aujourd'hui, cette légitime demande n'a pas encore abouti et les renforts nécessaires et demandés se limiteront à un poste d'infirmier de nuit et un poste d'aide-soignant de jour. Une grève illimitée a ainsi commencé le jeudi 2 janvier 2025.
C'est pourquoi il l'interroge sur les dispositifs d'urgence et les moyens que le Gouvernement compte mettre en place pour remédier à la situation.
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Transmise au Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées
Réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 02/04/2026
Pleinement conscient des tensions rencontrées au sein des services des urgences, le ministère a fait du désengorgement des urgences l'une de ses priorités. Il en va de même pour le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, qui joue un rôle structurant pour l'accès aux soins dans le Val-de-Marne. Au niveau local, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France a été mobilisée pour accompagner l'établissement, en lien étroit avec l'ensemble des acteurs, afin de garantir la continuité des soins, la qualité de vie au travail des personnels et répondre aux besoins de la population. Au niveau national, et de façon plus générale, la réforme des autorisations de médecine d'urgence du 29 décembre 2023 a doté les territoires de nouveaux outils pour adapter l'organisation des urgences aux spécificités locales. Il est désormais possible de réguler l'accès aux urgences pour faire baisser les flux de patients et pour garantir une bonne qualité de prise en charge tout en offrant à chacun une solution grâce au service d'accès aux soins (joignable depuis le 15). Mais les solutions mises en oeuvre ne s'arrêtent pas à la porte des urgences. La réponse est globale, s'étendant de l'amont des urgences à leur aval. En amont, les efforts se poursuivent pour structurer une réponse adaptée et territorialisée aux besoins de soins non programmés, ces soins qui demandent de voir rapidement un médecin, sans pour autant relever de la médecine d'urgence et qui engorgent trop souvent les services hospitaliers. En aval, les hôpitaux doivent pouvoir mobiliser rapidement des lits d'hospitalisation, grâce à des dispositifs de gestion des lits rendus obligatoires et soutenus financièrement par l'État, à travers les ARS. La réussite de cette stratégie repose sur une mobilisation de tous les acteurs, au plus près du terrain, avec des conditions de travail renforcées pour les soignants et pour garantir un accès équitable à des soins de qualité.
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