Question de Mme GACQUERRE Amel (Pas-de-Calais - UC) publiée le 17/07/2025

Mme Amel Gacquerre interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la production, la vente et l'usage des pièges à colle infligeant des souffrances terribles aux animaux.
Ces produits d'une extrême cruauté piègent dans de la glu de nombreux petits animaux tels que des reptiles, des petits mammifères ou des oiseaux comme les rouges-gorges. Une fois pris au piège, ils meurent dans des souffrances innommables (peau déchirée, os brisés, yeux et muqueuses collés). Tandis que plusieurs pays ont interdit les pièges à colle (Angleterre, Belgique, Espagne, Nouvelle-Zélande), la législation française demeure encore muette à ce sujet. Suite à la mobilisation de nombreuses associations ayant dénoncé ces procédés, de nombreuses enseignes (Franprix, Leroy Merlin, Truffaut, Jardiland, Carrefour...) se sont engagées à ne plus vendre de pièges à colle.
Au vu du caractère non sélectif et de la souffrance engendrée par ces dispositifs, elle demande au Gouvernement s'il envisage d'interdire la production, la commercialisation et l'utilisation des pièges à colle.

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Transmise au Ministère délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique


Réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique publiée le 19/03/2026

Le Gouvernement a été alerté par les associations de protection du bien-être animal sur cette question des pièges à colle. Les pièges à colle sont utilisés pour lutter contre les nuisibles à l'intérieur des habitations ou dans les exploitations agricoles, notamment les rongeurs afin de limiter les dégâts qu'ils peuvent occasionner. A ce jour, ils ne font l'objet d'aucune interdiction au niveau européen ou national et les produits utilisés ne sont pas soumis à la réglementation sur les biocides. Comme vous le soulignez, le caractère non sélectif des pièges à colle a été pointé par le Conseil d'Etat dans le cadre de la chasse à la glu pour les grives ou les merles, qui a ordonné au gouvernement dans sa décision du 24 mai 2023 d'annuler les arrêtés-cadre concernant la chasse à la glu ce qui a été fait le 17 juillet 2023. Toutefois, seuls les pièges à usage cynégétique étaient visés par cette interdiction, les pièges ciblant les nuisibles n'étant pas concernés par cette décision. Par ailleurs, la directive cadre sur les habitats faune-flore et la directive cadre sur les oiseaux interdisent la destruction d'espèces protégées sauf par dérogation dans un cadre strictement réglementé. Le risque de capture d'espèces protégées par ce type de piège mérite d'être évalué de manière plus approfondie. À ce stade, aucune étude ne fait toutefois état d'un impact avéré sur ces espèces. Si de tels impacts venaient à être établis, un renforcement de l'encadrement des conditions d'usage ainsi que la promotion d'alternatives plus sélectives, à efficacité comparable, devraient alors être analysés

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